En septembre 2021, l'église est ouverte, les vitraux contemporains lumineux et... oui je distingue sous l'un d'eux un carré sombre avec une silhouette, je trouve l'interrupteur et voilà ce qui reste de l'ex saint patron de la paroisse. J'étais déjà passée par là en 2008 et je n'avais rien trouvé, voir l'article à ce sujet.
Le jour où la conteuse que je suis a rencontré Saint Christophe dans La Légende Dorée de Jacques de Voragine, elle s'est retrouvée sur les traces d'un géant "de plus en plus fort" qui aboie, passe les rivières, et finit par porter un fardeau si lourd qu'il manque de se noyer...
samedi 18 septembre 2021
Un vitrail dans l'église d'Eybens (38)
Images de St Christophe dans la Cathédrale de Belfort
Il y en a un peu moins que de lions à Belfort, mais quand même... Photos de septembre 2021.
Si vous voulez les légendes belfortaines qui vont avec c'est sur ce blog ici
Une image rare : le vitrail où nos deux héros se séparent : le bâton du Réprouvé porte déjà des feuilles.
dimanche 22 août 2021
dimanche 4 avril 2021
Brontello, Ticino, Switzerland
Une photo de Véronique Follonier. C'est bon d'avoir des cousines qui voyagent... Merci !
Petit rappel : si les St Christophe sont peints sur les façades des églises, comme ici, c'est pour que les voyageur·euses puissent croiser son regard. Ce qui leur permettra d'être protégé·es pendant une journée de ce qui est pire que la mort : la mort subite.
dimanche 2 février 2020
Le bac sur le Scorff (1669) dans un roman historique
Charlotte Merle, écrivaine lorientaise décédée en 1981, y narre une traversée sur le bac au passage Saint-Christophe en 1669, entre Lorient et Lanester.
On peut imaginer que le bac ressemble, peut-être, à celui photographié sur la Laïta et déniché par Daniel Faurie ?
En tout cas voici l'extrait du roman
«La brume se dissipe avec précaution. On commence à voir l’eau.
- Oh ! …Hé ! …
Le cri s’arrête. Quelque chose de gris semble bouger, en face, très lentement : une ligne, avec un balancier qui oscille vers le ciel. La masse grandit, noircit. Le bac tranquillement, vient prendre enfin ses passagers. Mais le passeur bougonne. « Pas idée de vouloir traverser à mer basse ! Et avec un cheval, encore ! »
Le bac, en effet s’arrête à trois coudées de la cale. D’une enjambée, Bihel et Bilzic sont à bord, mais Olichon, lui, tient son cheval au fin bout des moellons. Heureusement, il y a des planches à bord, que les paysans tendent pour la bête. Mais le passeur crie :
-N’appuyez pas là, le bac ne tient pas ! … Là non plus ! … Attendez ! Je vire … Non ! La planche est cassée ! … Attention à ton pied, toi, tu vas faire entrer l’eau dans le navire !
Le navire ! Déjà, bien des accidents, se sont produits, des bains forcés, des charrettes perdues, des bêtes empêtrées dans les brancards, des morts, même. On s’est plaint du passeur au seigneur, du seigneur au passeur : chacun d’eux veut de l’argent et rejette sur l’autre la charge des réparations. Traverser le Scorff est une aventure. On n’est jamais sûr d’en sortir vivant, même si l’on invoque le Saint Christophe qui domine les roches où l’on espère débarquer.
Enfin, tout le monde est à bord, même le cheval. Mais il faut payer avant de partir, de crainte d’accident : un sol pour les laboureurs, cinq pour Julien et sa bête, le prix de deux livres de pain.
Au ras de l’eau il fait frais. La brume dissipée, la rivière éblouit, du côté du soleil. A droite, on dirait un lac, tant elle s’élargit vers Saint-Trichau, un lac où se reflète le château de Trévafen Tréfaven que le prince de Guémené lais laisse à l’abandon, et dont les tourelles émergent des arbres, brillante brillantes encore d’humidité nocturne.
Le bac craque à chaque balancement. Le cheval souffle contre l’épaule de Julien, qui le flatte. Le passeur ahane. Les trois hommes, attentifs, gardent le silence, jusqu’au débarquement qui ne va pas sans cris, sans reproches.
Ne cassez pas les planches, bon sang !
- Si ton rafiot, était plus sûr !
- Oui ! Et si les cales se rejoignaient, tant que vous y êtes ! un pont, ça ne serait pas plus mal ! Mais de quoi je vivrais, moi ?
- J’ai payé assez cher ! Tant de livres à récupérer chaque année, et la famille à nourrir ! »
samedi 4 janvier 2020
Les hommes à tête de chien du Sahara Central
Une conférence de Jean-Loïc Le Quellec, enregistrée intégralement le 5 décembre 2019 à Strasbourg.
A la découverte de gravures et peintures rupestres
- où abondent les représentations d'humains à tête de chien
- où l'on apprends que le modèle "du chasseur" pouvait être le lycaon pictus, aux oreilles rondes, de petite taille mais capable, en bande, de tuer des buffles, des zèbres, bien plus gros que lui et departager la nourriture en régurgitant le trop plein pour nourrir les femelles et les petits. Les lycaons sont des êtres éminemment sociaux dont le langage verbal est très diversifié : par moment on croirait des oiseaux ! L'espèce est actuellement en voie de disparition parce que l'homme chasseur ne supporte pas la concurrence.
- où l'on apprends aussi que à quelques dizaines de kilomètres à l'Ouest, il semble que ce soit le chacal solitaire et aux oreilles pointues qui ait servi de modèle.
- où l'on apprends enfin, que ce ne sont pas les représentations égyptiennes (Anubis) qui ont servi de modèle, puisqu'elles sont postérieures à celles du Sahara central.
vendredi 1 novembre 2019
Vasevuda traverse la rivière Yamuna avec son bébé Krishna
Voici une des nombreuses images qu'on peut trouver sur cet épisode. Quelquefois le père porte Krishna dans les bras. J'en ai aperçu une où Vaseduva porte un manteau rouge comme dans les représentation de Saint Christophe. Il y a toujours un serpent menaçant... Je vais chercher mais je ne connais pas encore le motif de la fuite de Vadesuva.
Tziganes à l'ombre de St Christophe à Lorient
jeudi 31 octobre 2019
Saint Jacques Saint Christophe à La Grave (05)
En juillet 2019, je n'ai pas pu y entrer mais j'ai profité du point de vue sur la Meije.
Il y a juste à côté une fontaine très ancienne.
Dans ce coin là, la pente est telle que les paysans remontaient la terre, sur leur dos, dans des paniers. Le "tas" de lauzes sur le toit (photo 6) c'est un élément d'architecture appelé "escalier de moineaux" qui servait à protéger les pignons des toits lorsque les toits étaient en chaume.
"Christophe, fils du tonnerre" c'est ce que je lis sur le panneau touristique avec peut-être un anachronisme : c'est Jésus qui l'aurait nommé ainsi ? Je n'avais pas encore rencontré cette appellation "fils du tonnerre" concernant ce saint. Et vous ?
Mais je confirme qu'une des terreurs des montagnards c'est d'être foudroyé en faisant les foins ou en passant les cols.
Ces hautes vallées étaient des lieux de passages : on est sur la route du col du Lautaret.
Dans les remparts de Saint Malo
Lorient, le passage du Scorff
Elles montrent la vie au bord du Scorff. Dans la première, il n'y a pas encore de pont, juste un passeur, dans la deuxième et la troisième le pont est là. Depuis il a été refait...
Dans les deux premères imageson voit la chapelle St Christophe, entre temps le clocher a poussé...
Et pour ceux qui s'inquièteraient : oui, le pélerinage à Saint Christophe en mai a toujours lieu.
Merci Daniel Faurie !
St Christophe la Montagne (69)
"Bonsoir Élisabeth, je rajoute un saint Christophe à ta collection : il s'agit d'une statue contemporaine placée dans l'église éponyme et dans la commune du même nom : Saint-Christophe-la-Montagne, dans le Haut-Beaujolais (canton de Monsols) ; un cousin de ma mère en était le curé pendant de nombreuses années, avec un pèlerinage fréquenté... et bénédictions des voitures (et des chauffeurs) ! Ses successeurs se sont empressés de le supprimer... Belle église du XIème s. avec des fresques."
jeudi 27 avril 2017
A Angers, il y aurait un Saint Christophe avec une tête de chien ?
Il semblerait que ce soit sur un vitrail de la cathédrale...
Je suis loin d'Angers ! Merci de votre attention...
Annonce du pardon 2017 à Lorient
« Le pardon de la chapelle Saint Christophe aura lieu cette année le dimanche 7 mai.La messe du samedi soir 6 mai à 18h30 sera célébrée à la chapelle.La messe du dimanche à 10h à l’église sera suivie de la procession à la chapelle puis de la bénédiction des enfants et de la vénération des reliques.Tous ceux qui le désirent sont invités à porter le costume bretonDu mardi 2 mai au vendredi 5 mai vêpres, messe et adoration auront lieu à la chapelle.Le mardi 2mai et le jeudi 4 mai chapelet à 17h15 à la chapelle.Samedi 6 mai à 15heures, visite guidée de la chapelle par une guide conférencière de l'animation de l'architecture et du patrimoine de la ville de Lorient.La chapelle sera ouverte chaque après-midi, du lundi 1er au dimanche 7 mai, à partir de 14 h 30. L’association vous présentera une Exposition, Chapelle Saint Christophe, « Dessins sur le vif », réalisée par Christophe METAYER, artiste peintre, enseignant à l’école d’Art de Lorient. Ce travail prend appui sur la symbolique du chiffre trois et présente un ensemble de quarante dessins figurant la chapelle Saint Christophe. Une occasion de mieux connaître ce lieu magnifique de notre paroisse. Association Breuriezh Sant Kristof (amis de la chapelle Saint Christophe) »
Païssios, le moine copte, porte un vieillard qui s'alourdit...
... Les moines, sachant que le Christ apparaissait à Païssios, le prièrent d'intercéder pour eux afin qu'eux aussi reçoivent la grâce de le voir. Et le Christ lui promit qu'il se ferait voir tel jour en tel lieu. Sachant cela, les moines s'empressaient au jour fixé de se rendre en ce lieu. Un vieux moine infirme ne parvenant pas à courir avec eux, restait sur le bord du chemin, et tous le dépassaient sans se soucier de lui. Le voyant, Païssios eut pitié de lui et le prit allègrement sur son dos. Mais peu à peu le poids du vieillard augmentait et Païssios reconnaissant que c'était le Christ, lui dit : "Le ciel ne peut te contenir et la terre tremble devant ta majesté. Comment donc un pécheur comme moi pourrait-il te porter ?" Et le Christ lui sourit en disant : "Parce que tu m'as porté, mon bien-aimé Païssios, ton corps ne verra pas de corruption". Apprenant cela, les moines furent attristés et se repentirent de n'avoir pas aidé ce vieillard infirme.
Une anecdote du 20ième siècle : rétablissement d'une procession à La Palud sur Verdon
... D'autre part, je me souviens avoir entendu le P. Guy Gilbert (i.e. "le curé des loubards") expliquant que dans le village de La Palud-sur-Verdon, où il avait une "ferme pédagogique", la paroisse avait coutume de faire une procession pour la St Christophe, mais que ledit saint ayant été exclu du nouveau martyrologe comme "incertain", la procession avait été abandonnée, au grand regret de quelques paroissiennes. Lorsqu'il en eut entendu parler, le P. Guy Gilbert l'avait alors ré-instauré, arguant que "depuis qu'il y a des chrétiens baptisés du nom de Christophe, il y en a eu au moins un qui a du être reçu au paradis. Or, s'il n'y en a ne serait-ce qu'un, il y a donc un authentique St Christophe, et donc on peut faire la procession".Je vous transmet cela de mémoire, ne garantissant pas l'exactitude des citations, mais c'était bien le sens de son propos.Portez-vous bienCordialementAlbocicade
Vous avez dit cynocéphale ?
http://cigales-eloquentes.over-blog.com/2014/05/vous-avez-dit-cynocephale.html
Merci à lui !
Un de ses références :
Un géant cynocéphale devenu porte-clé
… les pères d’un Concile catholique du milieu du 20ième siècle (le célèbre Vatican II) ont déstatué St Christophe – le bon géant qui a porté l’enfant Christ et dont le culte désormais n’est plus « universel » mais seulement admissible comme un culte local et qui n’appartient pas à la tradition romaine bien que les récits hagiographiques soient en fait très anciens.D’ailleurs, déjà au début du XVIe siècle, ERASME DE ROTTERDAM dans L’Éloge de la folie ridiculise St Christophe: « il existent des gens qui, par une folle mais douce persuasion, se figurent que la rencontre d’une statue ou d’une peinture de ce Polyphème de St. Christophe les assure de ne point mourir dans la journée ». Si on fait confiance à la statistique noire faite par PIERRE SAINTYVES, au XVIIIe siècle, même avant la Révolution, les esprits « illuminés » de l’époque ont commencé une vraie guerre contre les statues monstrueuses du St. Christophe, desquelles n'ont survécu probablement que la statue de Cologne (qui avait des dimensions assez modestes par rapport aux statues démolies et la fresque de l’église St. St. Pierre et Paul à Wissembourg). Si l’on regarde les talismans contemporains portant l’image du St. Christophe – les porte-clés, les tire-bouchons, les médaillons etc. ,on peut se rendre compte de l’évolution énorme du culte de St. Christophe. Elle a fait du terrible saint géant protecteur de la communautéun saint « privé » et « de poche », dans le sens propre et figuré du terme. Les processions des géants dans lesquelles St. Christophe occupe une place centrale n’apparentent qu’à l’ainsi dit patrimoine culturel et ne présentent qu’une attraction touristique même dans certaines régions,comme par exemple le Pérou….
mercredi 26 avril 2017
Anubis
"Le Réprouvé" venait d'un pays de chien, quand il parlait, il aboyait...
Anubis avec le mort dans son linceul, serait au Louvre (il vient d'Egypte)
Le deuxième en sandales et en robe rouge, est une fresque retrouvée à Pompei, ville dans laquelle il y avait un temple dédié à Isis.
Dans ce blog il y a d'autres articles sur Anubis. Tapez Anubis dans le moteur de recherche du blog (colonne de droite)












