Affichage des articles dont le libellé est gargantua. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est gargantua. Afficher tous les articles

samedi 21 février 2015

A Gallardon (28)

Anastasia Ortenzio m'envoit ce petit mot (oh merci !)
"En cherchant des photos de C. Gaignebet pour notre prochain numéro hommage (3 ans après sa mort), j'ai retrouvé une photo faite lors d'une sortie mythologique à Gallardon en 2010. 
Dans la ville, une vieille façade en bois portait des statues très abimées et parfois disparues dont il restait néanmoins la forme. J'en ai photographié  quelques unes avant qu'elles ne soient totalement effacées par le temps.

Nous en avions discuté avec Claude et avons jugé que l'image que je t'envoie est bien un St Christophe.
Pour que tu comprennes le contexte, il faut savoir qu'à Gallardon (et autour)  il existe de traces de Gargantua dont une étonnante tour dite "épaule de Gargantua". Il ne serait pas étonnant de trouver une représentation de ce géant sous les traits de Christophe."

samedi 15 octobre 2011

Le conte de saint Christophe, Henri Pourrat

Une jolie surprise de ce matin : au hasard de la table des matières du Trésor de contes, tome 1, de Henri Pourrat (Omnibus 2009), je découvre une belle version de cette légende qui sur le fond et dans sa structure est très semblable à celle de Jacques de Voragine et ... à la mienne. Notamment elle s'arrête au moment ou Le Réprouvé (ici appellé Offérus)change de nom. Cela a été écrit par l'auteur, aux environs de 1950, à partir de récits populaires qu'il a recueilli en Auvergne sur près d'un demi-siècle.
Je vous engage à lire le conte mais ne résiste pas à vous en retranscrire le tout début ... et la conclusion
Il y avait une fois un géant qui suivait la loi des païens et qu'on appelait Offérus. Sa figure était aussi large qu'une porte, et tout enfant déjà il ne connaissait pas sa force. Il redressait ensemble quatre fers à cheval ; d'une main, il élevait de terre plus haut que sa tête un mulet chargé d'un boeuf mort, puis les laissant retomber, tranchait en deux au vol mulet et boeuf, d'un seul coup de son coutelas.
Quand il eu l'âge de raison - mais les géants l'ont un peu tard-, il se vit sur pied de ne rien craindre au monde : rien de ce qui pouvait lui venir à la rencontre, ni homme, ni lion, ni tempête. Il quitta le roi de son pays, qu'il avait tout d'abord servi, et partit devant soi pour chercher le roi le plus puissant qui fût...

...Saint Christophe est celui en compagnie de qui on ne peut pas périr.
Qui le voit en la matinée
Rira encore à la vesprée.
Oui, qui a regardé au matin une image du saint est assuré de ne point mourir ce jour là, du moins de mourir de mort imprévue et subite, sans s'être réconcilié avec le Christ, notre Seigneur.
Aussi, le temps passé, dressait-on des statues géantes de Christophe en lieu exposé à la vue, comme à la porte des églises.
On savait, en ce temps, que qui lui donne dans un regard sa pensée fidèle, acceptant comme lui de porter son prochain, se fait par là serviteur et ami de Dieu.

mercredi 12 novembre 2008

Gargantua et Saint Christophe : une source

Un de mes plus précieux correspondants est M. Paul Bailly, instituteur à Nanteuil-lès-Meaux et folkloriste des plus actifs. M. Bailly m'a dit comment, selon la légende, se sont formées les hauteurs de Nanteuil : "Gargantua, venant de Champagne, puisa au méandre de la Marne, à la Plâtrière. Il tomba. Sa hotte, en se vidant, forma la hauteur Nanteuil-Saint-Fiacre-Villemareuil. En ce dernier lieu, la source devant l'église est consacrée à Saint Christophe. A Nanteuil même, la "pierre de science" (probablement menhir) a été enlevée en 1833." Dans la carte des Gaules, Meaux qui est à proximité des hauteurs indiquées, ancien chef-lieu des Meldii, était à un carrefour de routes important.

C'est un extrait de l'article d'Henri Donteville paru dans la revue L'Education Nationale N°13, le 13 juin 1949 à consulter intégralement en ligne. Il est consacré à Gargantua.

dimanche 13 avril 2008

Quand Gargantua porte le Christ

Récit collecté par Charles Joisten en 1951 à St Véran, Hautes Alpes. Voir Bibliographie.

" Ce Gargantua était si fort qu'il se tenait près d'une grande rivière et qu'il transportait les gens d'une rive à l'autre. Un jour il arrive un enfant au bord de la rivière, qui lui demande s'il pouvait le faire passer. Il répond : "Bien sûr, je te passe". Quand il l'eut sur les épaules, il le sentit tellement lourd qu'il s'arracha un arbre pour en faire un bâton (une canne). Ayant passé la rivière, il pose l'enfant et lui dit : 'Tu es bien petit, mais bien pesant - Oui je pèse, dit l'enfant parce que je porte le monde entier !" C'était le Bon Dieu."

En relisant ce récit, je suis un peu déçue que la rivière ne soit pas nommée : j'avais vu la Durance. J'imagine que si, à St Véran, Gargantua a résisté à St Christophe c'est parce qu'on est en pays catholique et protestant.