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samedi 22 juin 2013

La route, le Bugey, le monde : une exposition temporaire (01)



 C'est à voir au Musée du Bugey Valromey, dans l'Ain. Un doux pays clafi de rivières secrètes cachées sous les arbres... Une jolie exposition où l'on croisera un St Christophe... même s'il n'y a plus de St Christophe dans ce coin là, il y avait un oratoire à St Rambert... et à St Sorlin en Bugey il y a toujours une belle fresque au dessus du Rhône. Il y a quand même un pont du diable près d'Artemare, où un moine et sa mule chargée de vin arrivent à franchir l'abîme, au lieu dit "La dangereuse", de façon plus leste que le Diable. C'est bien parce que c'est Suzanne qui le raconte qu'on croit à ce genre de miracle ! La statue du Réprouvé ci dessous appartient à la Conservation Départementale de l'Ain

lundi 25 février 2013

St Christophe sur Dolaison (43)

Sur le chemin de St Jacques de Compostelle, c'est peut-être le premier St Christophe que l'on rencontre quand on part du Puy en Velay...
J'y arrive (en voiture) par temps de neige. 5 ou 6° en dessous de 0 et le vent ! Le village est à  914 m d'altitude. L'église serait du 12ième siècle, en tout cas je la trouve belle dans sa robe de pierres ocre, rouges, brunes, oranger. Il y une statue et un vitrail dedans. Au pied du saint des offrandes : une rose artificielle et un caillou. Dehors la signalisation touristico-pèlerine... Un joli endroit dont j'ai pu profiter dans une grande et fraîche solitude !  La Dolaison, c'est la rivière, que je n'ai qu'aperçue, mais c'est aussi le nom du village (hameau ?) en dessous.















vendredi 31 août 2012

Quarante petits saints en promenade à Plouguerneau (29)

C'était le 15 août 2012, dans la paroisse de Plouguerneau (29) où un pardon est organisé depuis la Chapelle du Grouanec, jusqu'à la Chapelle St Michel, près de la mer, soit 13 km par les chemins avec cantiques et prières, chaque saint étant porté par un pèlerin. Je n'ai assisté qu'au départ et à l'arrivée et ouf ! il y avait un Christophe. La petite étiquette blanche au pied de chaque saint indique qui est le porteur. Pour St Christophe, il était écrit : association des mariniers. Je n'ai pas osé demander au porteur s'il était marinier. Sur le site de Plouguerneau je viens de trouver un récit de marin s'y rapportant et qui suggère par ailleurs que la charge de porter un saint le jour du pardon s'achète aux enchères le dimanche d'avant... Il semble que ce ne soit plus  d'actualité.
En ce qui concerne la statue (18ième siècle) j'aime comment l'enfant caresse la chevelure du Réprouvé.

















Entre Plouguerneau et Lannilis, traversant l'Aber Wrac'h, il y a aussi un Pont du Diable, une chaussée recouverte à chaque marée haute dans un site superbe. Pour voir la légende, l'adresse est toujours la même, plouguerneau.net mais ma photo est meilleure que la leur, n'est-ce pas ! Le Pont  Krac'h ne semble pas relié à mon saint préféré même s'il se situe manifestement sur de vieux chemins bordés de chapelles (le pont relie actuellement la chapelle de St Pol de Léon à celle de St Yves). Je vous recommande la promenade.

samedi 30 avril 2011

Accous (64), dans l'église paroissiale deux représentations de St Christophe

Dans la vallée d'Aspe, non loin d'un des chemins de Compostelle (la voie dite d'Arles), il y a une petite constellation de Saint Christau, nom béarnais du Réprouvé, tous liés à des sources guérisseuses et thermales.
J'ai commencé par entrer dans l'église paroissiale d'Accous, dédiée à St Martin et on ne pouvait pas les louper...

lundi 20 septembre 2010

Venon (38), St Christophe et Ste Brigitte

Vive les Journées du Patrimoine ! Cela faisait un an que j'attendais ce samedi pour pouvoir visiter l'église paroissiale de Venon consacrée à St Christophe.  Venon, c'est un clocher sur le Balcon de Belledonne qu'on voit depuis Grenoble. Il semble monter la garde au dessus de la vallée du Sonnant, torrent qui descend de Chamrousse.
Ce samedi 18 septembre 2010, il pleut dru mais j'ai conservé de l'année dernière une photo pour vous donner une idée de l'endroit













L'église est donc ouverte grâce à l'association :



















La visite est accompagnée si on le désire par des dames charmantes qui m'expliquent tous les travaux de rénovation, de conservation, de réfection qui ont permis le classement du bâtiment. Le trésor de l'église est exposé lui aussi



















... Mais de St Christophe point... Il n'est pas représenté et ma guide n'en connais même pas la légende que je me fais un devoir  et un plaisir de lui raconter.
Par contre, il y a Ste Brigitte sur un vitrail, c'est la patronne secondaire de la paroisse. C 'est la première fois que je vois cette association. Le vitrail d'en face est gris, lui... Peut-être y avait-il là un St Christophe ?


















Ste Brigitte c'est une sainte intéressante aussi. D'ailleurs il y en a deux  : une irlandaise et une suédoise.
Je repars, ravie de ma visite et dehors, même sous la pluie j'aperçois, là haut sur sa colline Le Chêne de Venon, arbre remarquable, s'il en est : "Arbre signal, il est connu dans toute l'agglomération grenobloise. Gare à celui qui voudra l'abattre, car si l'on en croit les propos des habitants du village, ce chêne est un arbre fétiche qui leur assure paix et tranquillité depuis deux siècles. Hauteur : 18 mètres - Circonférence : 4.9 mètres - Age estimé : 200 ans, citation extraite du livre de la Frapna "De feuilles en aiguilles".
Quels jolis symboles dans le paysage : Le Sonnant qui ne devait pas être facile à traverser et cet arbre géant comme le saint patron ! A moins que ce ne soit que son bâton...


mardi 15 juin 2010

St Christophe et le Laris : la surprise de St Christophe des Bois (26)

Drôme des collines, je viens travailler à moins de 12 km de Saint Christophe et le Laris, où j'ai déjà signalé une bénédiction des voitures le dernier dimanche de juillet... alors, je saute dans ma voiture. L'église n'est pas si facile à trouver car il y a deux "bourgs" St Christophe et Le Laris et pas de signalétique... mais il y a la cliente du camion épicerie, c'est plus efficace et beaucoup plus agréable. J 'y arrive donc
Zoooom...
L'église est fermée... dommage il semble que j'ai raté une fresque. Sur le panneau d'affichage de la mairie il y a un petit plan de la commune sur lequel je cherche le nom du fleuve local (La Limone) et trouve un St Christophe des Bois. Intriguée je vais demander à la secrétaire de mairie qui me parle de 3 maisons avec une trèsvieille église, d'un cimetière. Elle me montre la direction, dans la colline en face. J'ai eu un peu de mal à trouver la vieille église
Je me retourne et je les vois, les pierres tombales, ce qui me confirme que je suis bien au bon endroit parce que l'église n'est pas vraiment reconnaissable...
Pour les inscriptions que j'ai pu lire, les plus récentes semblent dater de la fin du 19ième siècle. Juste à côté deux épaves de voiture qui ont servi à faire du stock car où quelque chose comme ça. Regarde St Christophe et va-t-en rassuré !
Je suppose donc que ce hameau était le siège de l'église paroissiale qui a descendu la colline au 19ième siècle. A 20 mètres de la très vieille église la vue sur la nouvelle est assez jolie...

vendredi 7 mai 2010

Association de St Michel, St Antoine et St Christophe entre Piémont et Dauphiné, le Val de Suze

Le rapprochement entre ces trois saints, vient, d'après Dominique Rigaux (article "St Michel un intercesseur de prédilection, iconographie de St Michel entre Piémont et Dauphiné à la fin du Moyen Age" in la revue La pierre et l'écrit N°20, PUG 2009) de leur commune fonction d'intercesseur polyvalent. En haute vallée de Suze, ils sont réunis sur des peintures extérieures sur le flanc Nord de la Chapelle des Jouvenceaux, dédiée à St Antoine Abate à Sauze d'Oulx (Piémont). Les fresques sont attribuées à Bartolomeo Serra. Les trois saints encadreraient trois scènes, celle de l'Annonciation, l'assistance à la messe, la bonne et la mauvaise confession... en bref dit Dominique Rigaux, cela voudrait dire que ces trois saints préparent à la bonne mort.
L'exemple que je connais de la présence de St Christophe auprès de Saint Antoine c'est la fresque de l'Eglise de St Antoine l'Abbaye (38) en Dauphiné.
En butinant sur internet, je ne retrouve rien de bien intéressant sur la chapelle des Jouvenceaux mais je voit quand même qu'à Notre Dame de Coignet, au Mélezet, dans le Val de Suze toujours, St Christophe trône aussi sur la façade, accompagné d'un St Antoine effacé... Admirez le style du jeune cavalier, accroché à la crinière de sa monture :


Chapelle St Sixte à Bardonnecchia, en Val de Suze toujours, l'enfant se débrouille aussi tout seul pour garder l'équilibre (pas de St Antoine, ni de St Michel en vue à ma connaissance) :


Bon, ça nous fait au moins trois chapelles avec des fresques du 15ième siècle à aller visiter. Si vous y allez avant moi, faites-nous des photos ! Pour rêver un peu le projet des amis des Jouvenceaux, ce que j'ai trouvé de mieux sur internet au sujet de Sauze d'Oulx. Ceux qui ne sont pas des Alpes seront peut-être étonnés des noms français que l'on retrouve dans cette région Italienne frontalière, région où la langue traditionnelle est l'occitan... Le même qu'à Briançon ou en Queyras, comme quoi, les frontières... Pour mémoire, le Réprouvé ne parlait pas, il aboyait !

lundi 3 mai 2010

Eglise St Christophe de Belfort, une carte postale de 1930

Et oui la belle affaire me direz vous, on ne voit même pas le Saint... Certes mais cette carte, qui fait partie des souvenirs de famille de ma mère, a été envoyée par mon grand-père à sa fiancée qui est devenue par la suite ma grand-mère. C'est plein de mots d'amour et même si je ne l'ai découverte qu'hier, voyez-vous, je me dis que mes grands parents sont peut-être pour quelque chose dans ma manie "christoline". Pour la petite histoire mon grand père était mécanicien, il a surtout travaillé dans la marine nationale, les chantiers navals, le PLM puis la SNCF : il a beaucoup voyagé. Mais ce serait mentir de dire qu'il m'ait jamais parlé de St Christophe.

Sinon, je ne suis jamais allée à Belfort. Grace à internet et au diocèse je sais qu'il y a une statue de St Christophe en entrant à droite dans la Cathédrale et aussi l'ancienne église paroissiale St Christophe de Brasse au milieu du cimetière.

mardi 27 avril 2010

La Roque St Christophe (24)

C'est un fort et une cité troglodytique dans une falaise au dessus de la Vézère. Le lieu a été habité de façon ininterrompue de l'âge du bronze à 1588 où le site a été ravagé par les guerres de religions. L'âge d'or de la cité troglodytique a sans doute été le moyen âge où dès le 10ième siècle l'évêque Frotaire de Périgueux décide d'édifier une forteresse pour protéger les populations contre les invasions vikings... Pour le reste reportez vous au site web ou allez faire la visite...
En ce qui concerne le saint qui nous préoccupe:
- On y trouve sa statue (du 20ième siècle) installée sur  le lieu d'une ancienne chapelle. Juste à côté sur la paroi sont gravées des croix qui semblent plutôt d'origine protestante.
- Il semblerait que dès le 10ième siècle le lieu se soit nommé Rupem Sancti Christophori
- Le guide, interrogé, me dit qu'il y aurait eu un moine au Moyen Age... Il est étonné de ma question.
- La Vézère coule juste dessous
Si vous en savez plus sur la relation entre le saint et ce lieu, je suis prenneuse  !

jeudi 7 mai 2009

Clin d'oeil à ceux qui ont... presque tout lu !

La coquille signifie qu'on est sur le chemin de St Jacques de Compostelle, les traits blanc et rouge sur le chemin de Grande Randonnée (n°68), le chien tenu en laisse, lui, me fait penser que l'église la plus proche (celle du Pin en Isère) est dédiée à Saint Christophe : ce panneau contient bien plus d'informations que ce qu'il n'en a l'air...

mercredi 29 avril 2009

Eglise St Christophe au Pin (38)

La commune est riveraine du Lac de Paladru. Le Pin est aussi situé sur le chemin de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle (de Genève au Puy en Velay) par le sentier GR® 65. Il y avait sur ce territoire une Chartreuse, celle de la Sylve Bénite, détruite à la Révolution. Pas de grosse rivière en vue, seulement ce qui semble des ruisselets mais certains petits ruisseaux peuvent faire de gros dégâts. Sur le support du panneau, on peut voir le symbole de la coquille (cliquer pour agrandir) qui veut dire qu'on est bien sur le chemin de St Jacques Par ailleurs, les habitants du hameau d'Ars en bordure du Lac de Paladru ont eu à subir, à la fin du 12ième siècle, de capricieuses variations du niveau du lac, les amenant à déplacer une partie des habitations, et un incendie accidentel (ou criminel) détruisant le village et l'église Sainte Anne à un moment où la Chartreuse toute proche était en pleine expansion. Il en serait né une légende, celle de la Ville d'Ars, engloutie pour avoir refusé la charité à un mendiant. Ces informations, que j'ai résumées de façon peut-être maladroite, je les ai trouvées dans le livre "Les légendes de Paladru, parmi les récits de catastrophe du Dauphiné et de la Savoie", de Christian Abry, Alice Joisten, Michel Colardelle et Eric Verdel , livre si documenté qu'il paraît en être inépuisable, ainsi que dans la brochure "Les Mystères de la Silve Bénite" édité par la Maison de Pays des Trois Vals et du Lac de Paladru.
Quel rapport avec le Réprouvé ? Bien sûr il y a les dangers de l'eau, le chemin de Compostelle mais il serait intéressant de savoir aussi depuis quand l'église du Pin est dédiée à St Christophe, depuis le 18ième ? Avant ? Il me se semble que cet article n'est pas clos !
Le clocher de l'église qui est relativement éloignée du lac, est orné de deux cadrans solaires du 19ième qui ont été restaurés récemment. L'intérieur de l'église du 18ième siècle est très sobre, le choeur est orné de quelques vitraux représentant des saints, dont celui de St Christophe.Y avait-il St Jacques ? Il faut que j'y retourne...
Le culte de Saint Christophe semble... discret. Certains habitants ignorent que l'église lui est dédiée.

mardi 21 avril 2009

Images de St Christophe dans les Grisons, en Haut Adige, dans le Vorarlberg et le Piémont

Les images abîmées entre iconoclasme, pratiques religieuses et rituels «magiques» de Simona Boscani Leoni, c'est un article à lire en ligne, intégralement en ... cliquant sur son titre...
En lisant cette article j'ai pu lister un certains nombre de lieux où St Christophe est présent sur les peintures murales. De quoi me donner envie de voyager par là bas ! A trans-frontières, d'un bord à l'autre d'un grand bout des Alpes que je ne connais pas encore.
Notre saint était vénéré dans cette région, notamment tout au long des grandes voies de communication transalpines. Il est invoqué contre la mort subite et comme protecteur par rapport à la peste. Même si la liste ci dessous n'est pas exhaustive, ce qui est remarquable c'est la prédominance de cette figure dans les "images abîmées", prédominance qui peut s'expliquer de plusieurs façons : c'est le saint le plus fréquent, c'est celui qu'on préfère, c'est celui dont les images ont survécu, etc. etc.
Pour les lieux il y a donc :
Dans les Grisons (Canton Suisse), San Martino de Boudo (Val Bregaglia) et image ci dessous, Waltensburg/Vuorz, Santa Maria del Castello (Mesocco) et Soazza (Val Mesolcina)En Trentin Haut-Adige (Région Italienne) : Agund-Plars (Eglise St Ulrich), Tartsch et St Aegidius de Kortsch...
En Vorarlberg (Région Autrichienne) : St Vinerius de Nüziders
Dans le Piémont (Italie),près de Vercelli : Quarona (église San Giovanni al Monte)
Pour ce voyage, si j'ai tout compris, il me faudra parler italien, romanche, piémontais, allemand... et je dois en oublier.
Voici l'introduction et la conclusion de l'article qui vont me faire regarder autrement ces images dont l'usure ne provient pas que de l'âge ou d'un vandalisme "gratuit" :
"Les décors peints qui ornent les murs des sanctuaires sont des présences « vivantes » ayant une relation intense et complexe avec les rituels mis en scène dans l'église, ainsi qu'avec les fidèles qui sont les spectateurs interactifs de ces rituels. Les peintures murales deviennent ainsi un medium privilégié entre l'Ici-bas et l'Au-delà pouvant protéger les croyants et matérialiser le sacré. Toutes ces qualités expliquent l'intérêt des hommes envers elles, leurs attitudes d'adoration ou de négation vis-à-vis de la puissance sacrée de l'image...
Dans ces lignes, nous avons mis en évidence trois comportements ayant produit des images abîmées : l'attitude destructrice liée à la censure de la Réforme et de la Contre-réforme, la pratique des égratignures, et enfin la manipulation de l'image à travers le repeint. L'« amour » des fidèles pour l'image s'est exprimé selon des pratiques différentes. Ecrire son propre nom, la date de visite de l'église ou des prières sur les peintures murales était un phénomène répandu qui atteste le besoin de la part des croyants de s'approprier matériellement quelque chose de l'image et de sa force. Les repeints et l'intégration des peintures dans des ensembles plus récents montrent l'intérêt des commanditaires et plus généralement des communautés de fidèles à l'égard de leur paroisse, ainsi qu'une attitude de respect vis-à-vis des « images efficaces »... L'étude des peintures abîmées permet donc d'aborder le problème du rapport homme/image selon une perspective originale et de mettre ainsi en évidence l'importance et la complexité de l'impact des arts visuels dans les sociétés chrétiennes occidentales durant de longs siècles."

jeudi 9 avril 2009

Auris en Oisans (38), un oratoire dans un lieu remarquable

Auris est une commune de montagne où il n'y a pas de bourg mais neuf hameaux et autant de chapelles et aussi une station de ski. L'accès depuis la vallée a toujours été difficile... Les hameaux sont en bordure de falaises pour ne pas trop empiéter sur les terres cultivables. Sans y être jamais allée je connaissais la réputation du chemin surnommé "La Cheminée" qui monte dans la falaise depuis la Romanche (le torrent). Je savais aussi qu'au pied de ce chemin, la traversée de la Romanche se fait par un pont dit "romain", même s'il n'est peut-être que médiéval... Et voici que je découvre que la chapelle qui est au départ de "l'Echelle", au hameau de la Balme d'Auris est dédiée à Saint Christophe... Et qu'on appelle parfois le pont, le Pont du Diable.
La promenade s'imposait ! Voici donc le haut de la Cheminée depuis le hameau de la Balme avec sur le promontoire l'oratoire. La première photo de cet article a été prise, elle, depuis l'oratoire... C'est vertigineux et pourtant c'est bien là que le chemin commence sa dégringolade fort appréciée par les vététistes... à ce qu'il paraît!Le saint est représenté sans l'enfant... Ce que je n'ai vu pour l'instant qu'à St Jacques St Christophe de Crimée. La peinture date de 2006. Le peintre, Pierre Ren, habite à la Balme et semble avoir choisi de représenter le prêcheur (?) avec l'alpha et l'omega ? J'aime les pierres et les bougies devant le tableau.Vous pouvez cliquez pour agrandir "le panneau pour les touristes" fort instructif et bien fait !Après ça je suis retournée sur l'autre versant : on distingue l'oratoire (gris sur la "pointe" de roche, le cube blanc, plus à droite, c'est le réservoir d'eau) à droite des chalets sur la falaise et l'Echelle qui descend en zig-zag sur sa gauche. 500 mètres de dénivelés, plein Sud, jusqu'à la Romanche. Un itinéraire peut-être impressionnant mais pas plus dangereux qu'un autre...

mercredi 5 novembre 2008

Cofradia de San Cristobal de Valencia

Pour vous donner envie d'aller sur le site (en français, anglais, espagnol , il suffit de cliquer sur le titre de l'article) de la Confrérie de San Cristobal à Valence où j'ai trouvé les quelques photos de cet article et découvert que là bas, ils fêtent deux fois le saint...
Les dates et le programme des fêtes de 2009 sont déjà fixés :
- jeudi 18 juin, le "jour des cannes", bénédictions de cannes...
- vendredi 10 juillet, messe, concentration de véhicules anciens, processions, sorties du saint, bénédictions des automobiles, pétards, etc.


mardi 28 octobre 2008

Eglise Saint Jacques Saint Christophe à Hurtières (38)


Hurtières, sur le balcon de Belledonne est une commune de 60 habitants. En face la Chartreuse, sauf par temps de brouillard !
L'église est dédiée à St Jacques et St Christophe. Pour le compagnonnage avec St Jacques voir les chapelles de Pâquiers et des Faures en Isère, ainsi que l'église de du quartier de la Villette à Paris.
Devant la mairie,un panneau touristique dit que l'église d'Hurtières était sur un des chemins de Compostelle ?
Pour visiter l'église il a suffit que j'appelle la mairie et fort aimablement ils me l'ont ouverte et éclairée... Merci !
Mais dans cette toute petite église entourée par le cimetière
et, où par ailleurs il y a tout ce qu'il faut (chaire du 17ième, autels en faux marbre, jolis bouquets de monnaies du pape,plafond en lambris peints inscrit aux Monuments historiques, tribune, chemin de croix, etc...) pas trace de Saint Christophe... Par contre d'autres saints portent un enfant : Saint Joseph et St Antoine de Padoue.
Le ruisseau qui coule en dessous s'appelle le ruisseau d'Hurtières. Les chemins invitent à la balade, quand il ne pleuvra plus...

dimanche 28 septembre 2008

Saint Jacques Saint Christophe et le pont de Crimée à Paris


C'est un soir de septembre doux et lumineux. Dehors, le Saint Christophe (du 19ième siècle, à droite de la porte : cliquez pour agrandir) ne ressemble pas à ce qu'on rencontre habituellement, peut-être parce qu'il manque des morceaux, à moins que le sculpteur, Dantan l'aîné, n'ait préféré représenter le converti qui prêche la bonne parole ? Sous la statue l'alpha et l'oméga.
L'église est de 1844. Des remaniements ont eu lieu en 1930. Elle en remplace une plus ancienne, dédiée aux mêmes saints, sur la route de Compostelle et sur l'ancienne voie romaine...
Le compagnonnage du Réprouvé avec Saint Jacques, que j'ai déjà rencontré dans l'Isère (chapelle de Paquiers en Trièves et des Faures en Valjouffrey), je l'expliquerais bien parce qu'ils sont les protecteurs des voyageurs, notamment par rapport à l'élément liquide.
L'église est ouverte et il y a quelqu'un à l'accueil...
Et le Réprouvé est bien là : vitrail, fresque, et une jolie statue en bois peinte:

Quand je sors de l'église, je découvre à deux pas une autre merveille : le pont-levant qui date de 1808 et traverse le canal de l'Ourcq. Il fonctionne toujours. Il y a même la guérite du passeur !
De l'autre côté du pont un homme, sur son vélo, prie en regardant l'église, un pompier passe au petit trot chargé d'un gros sac de pains, les collégiens se chahutent, le pont se soulève pour les péniches, les piétons et les vélos ont la priorité... Il y a même un bar chic qui a pris le nom du saint mais à l'anglaise...
Une balade que je vous recommande chaudement...


On peut aussi aller voir le très joli reportage dessiné de Adjim Danngar sur sa visite de l'église en octobre 2007.