dimanche 31 mars 2013

Cadran solaire au Cap d'Antibes

Trouvé sur le site de Michel Lalos, consacré aux cadrans solaires. Je publie la photo avec son autorisation, merci ! Regardez la devise inscrite sur le cadran...

 

mercredi 27 février 2013

St Christophe sur le Nais (37)

J'ai découvert  un site assez exhaustif construit autour de cette commune. L'auteur, Lionel Royer, y a recensé et visité la plupart des communes de France qui comportent le mot St Christophe : 44. Cela m'a amusé et je lui ai demandé de me faire un petit article, ce qu'il a fait par retour de mail, voir ci dessous. Pour les compléments, et il y en a  en abondance sur son site, notamment une fresque du 13ième ou 14ième siècle, représentant Christophe avec un coq, l'historique des pèlerinages et bien sûr des comptes rendus de visites dans les autres communes...

L’église de Saint-Christophe-sur-le-Nais (37) est dédié au patron des voyageurs: saint Christophe. De fait, l’intérieur est orné de très nombreuses représentations de ce saint, sous des formes extrêmement variées : statues, vitraux, peinture murale. C’est donc la dédicace de l’église qui est à l’origine du nom de la paroisse, puis ensuite de la commune. Le collatéral nord de l’église abrite, face à l’entrée, une monumentale statue du saint mesurant plus de 4 m de haut. Celle-ci aurait été élevée par un maçon de Neuvy-le-Roi, du nom de Roquantin, dans la seconde moitié du 18ième siècle, ne porte pas, contrairement à l’habitude et à l’étymologie de Christophe, l’Enfant Jésus sur ses épaules. Une tradition locale ayant subsisté jusqu’à peu voulait que les jeunes filles désirant se marier dans l’année devaient lui planter une épingle dans le genou tout en l’implorant. Cette tradition a laissé de nombreuses traces dans le plâtre qui recouvre la statue, sans que l’on puisse établir de statistiques sur la réussite des vœux !
21ième siècle
Carte postale du début du 20ième siècle

lundi 25 février 2013

St Christophe sur Dolaison (43)

Sur le chemin de St Jacques de Compostelle, c'est peut-être le premier St Christophe que l'on rencontre quand on part du Puy en Velay...
J'y arrive (en voiture) par temps de neige. 5 ou 6° en dessous de 0 et le vent ! Le village est à  914 m d'altitude. L'église serait du 12ième siècle, en tout cas je la trouve belle dans sa robe de pierres ocre, rouges, brunes, oranger. Il y une statue et un vitrail dedans. Au pied du saint des offrandes : une rose artificielle et un caillou. Dehors la signalisation touristico-pèlerine... Un joli endroit dont j'ai pu profiter dans une grande et fraîche solitude !  La Dolaison, c'est la rivière, que je n'ai qu'aperçue, mais c'est aussi le nom du village (hameau ?) en dessous.















dimanche 17 février 2013

Précieuse et le vent, Federico Garcia Lorca

Un personnage un peu différent du porteur d'enfant que ce Christophe là... Mais le poète avait sûrement ses raisons et une meilleure connaissance des légendes des saints, que moi. Précieuse est l'héroïne d'un petit roman (La petite Gitane) du grand Cervantes.
...
De sa lune en parchemin
Précieuse vient jouer.
A sa vue le vent se lève,
lui qui jamais ne sommeille.
Gros saint Christophe tout nu
et plein de langues célestes,
il la regarde en jouant
d'une douce flûte absente.
...
Le vent mâle la poursuit
 avec une épée brûlante.
... Précieuse court vite, vite,
le vent vert va t'attraper !
Note du traducteur, André Belamich "... nombreuses légendes qui le montrent  sous la forme d'un géant en quête d'un maître plus fort que lui, ou bien affublé d'une tête de loup et conduisant les âmes dans l'au-delà, ou encore en marieur... "
Lire l'intégralité du texte dans "Romencero gitan", Federico Garcia Lorca, Foliot Gallimard 2011, 2 euros.
Dans la même collection on peut lire "La petite Gitane".

vendredi 25 janvier 2013

Le géant Orion, aveugle et guidé par un enfant...

Comme de bien entendu, la version  "critique" ci dessous est celle qui m'arrange, piochée de wikipedia (remarquable en l'occurence) à "Les mythes grecs", tome 1 de Robert Graves... Et arrangée à ma sauce, mais pas tant que ça !
C'est l'histoire d'un vieux paysan de Béotie, éleveur d'abeilles ou roi, les avis divergent, qui un jour reçoit chez lui Zeus, Poseidon et Hermes. Il tue un boeuf en leur honneur. Avant de partir les dieux lui demandent ce qu'il veut en récompense. L'homme qui est veuf et n'a jamais eu d'enfant dit que tout ce qu'il souhaite c'est d'avoir un enfant même sans femme... Les dieux lui disent d'enterrer la peau du boeuf dans la tombe de sa femme et de pisser dessus. C'est ce qu'il fait et 9 mois plus tard sort de terre un beau garçon. Du genre costaud, et beau, aussi. Tellement grand qu'à l'âge adulte, il peut marcher au fond de la mer avec les épaules qui dépassent de l'eau. Et c'est comme ça qu'il va d'île en île jusqu'à l'île de Chios où il tombe amoureux de Méropé, la fille du roi. Le roi lui demande pour avoir la main de sa fille de débarasser le royaume des fauves qui l'infestent. Orion, qui est un fier chasseur s'acquitte de cette tâche impossible. Malgré cela, le roi ne veut pas lui donner sa fille... Alors Orion dévaste son palais, les soldats arrivent à le ligoter, le roi lui fait arracher les yeux et abandonner sur la plage. Orion entre dans l'eau et se dirige à l'oreille vers Lemnos, l'île sous laquelle Hephaestos a ses forges. Là on dit qu'Hephaestos lui offre comme guide l'enfant Cédalon, afin qu'il puisse aller vers l'Est à la rencontre du soleil qui lui rendra la vue...
Orion c'est ma constellation d'hiver préférée depuis que j'ai lu Giono (Un de Baumugne) dans les années 70,  mais voyez vous, son histoire m'avait échappé !
L'image du géant aveugle qui marche au fond de la mer avec sur ses épaules qui dépassent de l'eau un enfant qui le guide vers le soleil, c'est aussi une belle image du Réprouvé, ne trouvez vous pas ?

Nicolas Poussin, au 16ième siècle a peint le géant aveugle guidé par l'enfant...

image wikip




mercredi 26 décembre 2012

Pieter Huys, une vision fantastique de St Christophe

On disait maniériste... Bien sûr ça rappelle un peu Jérôme Bosch en pire. Le saint a un poisson dans la main... Je crois que c'était ou c'est dans une expo à Lille sur les peintres flamands. Qui en sait plus ? Qui prie sur la gauche ?



mardi 27 novembre 2012

Pardon 2012 à Lorient

Et je m'aperçois que je n'ai pas fait écho au joli texte et aux quelques photos que m'a envoyées Daniel Faurie en mai 2012...
Voici donc un extrait de son texte et deux photos de notre envoyé spécial ! Le pardon de St Christophe a lieu le 1er dimanche de mai, soit le 6 mai en 2012.

Cette année, le temps veut bien faire l’effort d’être clément, le jardin qui jouxte la chapelle est dans sa luxuriance, le gros chien noir gardien des lieux me dissuade de grimper sur le mur pour un cliché fleurit
....
On entend la cloche sonner, dans la ruelle de ce petit village hors du temps, remonte la procession. Une nuée de photographes, on finit par se gêner ( avant j’étais bien seul, signe que ce pardon reprend de la notoriété). Pour sur, on est bien loin des 40 000 pèlerins qui honoraient le Saint. D’abord un enfant de chœur qui porte la Croix, puis l'évêque de Vannes, les Prêtres de la paroisse et invités, et notre Saint Christophe fêté ce jour, supporté par deux noirs et deux blancs, préposés au portage de la statue. Juste derrière viennent les fidèles adultes dans leur costume traditionnel du pays de Lorient et de bien jolies fillettes arborant des jupes brodées d’une  belle finesse. Un rayon de soleil perce les nuages, et arrose une foule qui s’étoffe d’année en année, si bien que la fin du cortège se  fait rattraper par le début, car les fidèles font le tour de l’édifice. À l’arrière de la chapelle en contre bas le fleuve Scorff coule, plus tôt il stagne car c’est marée basse, il semble interpeller notre Saint pour une dominicale traversée.  Pourquoi la procession ne ferait-elle pas une traversée symbolique du Scorff, et qui plus serait sur le pont Saint Christophe ? La cloche Marie Perrine sonne à toute volée. La petite chapelle, après les trois tours traditionnels, aura bien du mal à absorber tout ce monde, les enfants pourront passer une année de croissance, le Saint les protège du rachitisme, et leur donne force et santé. J’ai regardé une fois encore Saint Christophe et je suis parti rassuré. Daniel Faurie, le 6 mai 2012


     

Lorient, une gravure anonyme

et non datée... Un cadeau de mon correspondant sur place, Daniel Faurie. Il s'agit de la chapelle St Christophe et de l'ancienne passerelle sur le Scorff.

lundi 24 septembre 2012

L'homme des bois à Thiers (63)
















Quel rapport avec St Christophe ? Le bâton de passeur, la stature, le côté sauvage, la tête de ce qui me semble être un enfant au bout du bâton, son regard ? Rien de scientifique dans tout ça. Il semblerait que personne ne sache trop qui est représenté là mais il me semble reconnaître sur la gauche un petit St Jacques, en tout cas un pèlerin à la coquille. C'est dans la rue des couteliers à Thiers, que j'ai fait la photo, une rue médiévale qui descend jusqu'à la rivière Durolle, le long de laquelle s'échelonnent quantité de petites chutes d'eau dont l'une est appelée "Le creux de l'enfer". Sur l'usine désaffectée au dessus il est écrit L'Enfer... D'ancienne coutellerie elle est devenue un Centre d'Art Contemporain, Le Creux de l'Enfer, que je n'ai malheureusement pas eu le temps de visiter... Allez voir la présentation sur leur site, ça vaut le jus !

vendredi 31 août 2012

Quarante petits saints en promenade à Plouguerneau (29)

C'était le 15 août 2012, dans la paroisse de Plouguerneau (29) où un pardon est organisé depuis la Chapelle du Grouanec, jusqu'à la Chapelle St Michel, près de la mer, soit 13 km par les chemins avec cantiques et prières, chaque saint étant porté par un pèlerin. Je n'ai assisté qu'au départ et à l'arrivée et ouf ! il y avait un Christophe. La petite étiquette blanche au pied de chaque saint indique qui est le porteur. Pour St Christophe, il était écrit : association des mariniers. Je n'ai pas osé demander au porteur s'il était marinier. Sur le site de Plouguerneau je viens de trouver un récit de marin s'y rapportant et qui suggère par ailleurs que la charge de porter un saint le jour du pardon s'achète aux enchères le dimanche d'avant... Il semble que ce ne soit plus  d'actualité.
En ce qui concerne la statue (18ième siècle) j'aime comment l'enfant caresse la chevelure du Réprouvé.

















Entre Plouguerneau et Lannilis, traversant l'Aber Wrac'h, il y a aussi un Pont du Diable, une chaussée recouverte à chaque marée haute dans un site superbe. Pour voir la légende, l'adresse est toujours la même, plouguerneau.net mais ma photo est meilleure que la leur, n'est-ce pas ! Le Pont  Krac'h ne semble pas relié à mon saint préféré même s'il se situe manifestement sur de vieux chemins bordés de chapelles (le pont relie actuellement la chapelle de St Pol de Léon à celle de St Yves). Je vous recommande la promenade.

samedi 28 juillet 2012

Fêtes patronnales en 2012 à St Christophe sur Guiers

Dans l'article ci dessous, "tradition" semble être le maître mot. Une fois de plus je n'aurai pas l'occasion d'aller voir. Mais si des lecteurs du blog veulent jouer les reporters...

lundi 9 avril 2012

Cheval Drac, légende


















Véronique,rêveuse, blogueuse, voyageuse et dessinatrice a mis en ligne cette image qui m'a fait craquer et qui s'intitule "Au viaduc des fades". J'avais déjà publié un de ses dessins sur la traversée de l'Allier en crue. Mais allez voir aussi son blog ! Et voici ce qu'elle me dit de l'image ci dessus :
Cette image est en quelque sorte l'avatar ultime du "réprouvé". Dans les légendes auvergnates, le cheval Drac noie les enfants qui ont l'imprudence de grimper sur son dos… Cette image est pour moi celle de l'ambigüité du passeur.
Merci de la mettre sur votre site.
Véronique Béné

dimanche 8 avril 2012

Quentin Metsys et Joachim Patinir ou Patenier

Peintres flamands à cheval sur les 15ème et 16ième siècle, ils auraient collaboré pour le premier tableau. Pour le deuxième, il semblerait que Quentin Metsys en soit le seul auteur... Leurs noms de famille sont écrits de différentes façons... Je découvre Quentin Metsys mais j'avais déjà fait un article sur un autre St Christophe de Joachim Patenier.


samedi 7 avril 2012

L'homme est un pont, disait Zarathoustra, disait Nietzsche

Zarathoustra, cependant, regardait le peuple et s’étonnait. Puis il dit :
L’homme est une corde tendue entre la bête et le Surhomme, -une corde sur l’abîme.
Il est dangereux de passer de l’autre côté, dangereux de rester en route, dangereux de regarder en arrière- frisson et arrêt dangereux.
Ce qu’il y a de grand dans l’homme, c’est qu’il est un pont et non un but : ce qu’on peut aimer en l’homme, c’est qu’il est un passage et un déclin.
J’aime ceux qui ne savent vivre autrement que pour disparaître, car ils passent au-delà...
Pour le contexte cliquez sur le lien, livre à lire en ligne.
J'ai trouvé cette jolie métaphore dans l'exposition du Musée de Grenoble "Die Brücke", du nom du mouvement d'avant garde allemand (1905-1911) , initiateur de l'expressionnisme. Je vous recommande chaudement l'exposition à voir avant le 17 juin 2012.

La passerelle ferroviaire sur le Scorff à Lorient

C'est un récit de Daniel Faurie, celui qui nous documente régulièrement sur la Chapelle Saint Christophe de Lorient.

IL SUFFIT DE PASSER LE PONT
La fermeture était programmée pour le lendemain et c’était bien définitif la PASSERELLE, allait cesser d’exister. Il en va ainsi de bien des choses ! Quelques nostalgiques étaient sur les lieux arpentant l’endroit mythique. Cela se devinait dans leur regard quand on les croisait, cette intelligence de l’œil qui vous dit « on vit les mêmes instants historiques, pas vrai ? » Ici les gens n’engagent pas toujours le dialogue. J’étais à faire les dernières photos, riverain témoin et conscient de ce temps qui s’échappait juste sous mes fenêtres. Au dessous l’eau sombre remontait à gros bouillons vers St Christophe et le Parc à bois, poussée par la marée. Un petit mascaret d’opérette, et je me plaisais à me redire « l’eau ici à LORIENT passe toujours deux fois sous les ponts » Le soleil en était ce soir-là. C’est alors que je l'aperçus, la petite dame. J’étais sur la rive LANESTERIENNE. Pas de cerise sur son chapeau, mais un rouge à lèvres un peu tremblé, pour sortir au soir couchant. Et elle me parla, ELLE, sûrement pour justifier sa présence « je, j’habite quelques maisons plus haut le long de la voie... et c’est la première fois que je monte jusqu’ici… je voulais pas manquer ce moment… mais c’est dangereux »
- Dangereux en quoi ?
- Ben elle tremble la passerelle, et les cyclomoteurs passent à toute vitesse, et ma voisine dit…
- Oh quelques chenapans chahuteurs, et des amoureux qui reconduisent leur petite amie, rien de bien méchant.
ELLE osa tout de même mettre ses pieds sur la partie métallique… Stupéfait de l’entendre dire, « ma fille, elle habite, là dans le grand bâtiment de Chaigneau » « Ils viennent me chercher en voiture » La petite dame allait en voiture de l’autre côté du fleuve !! Et ben.
- Vous n’avez pas peur ? Alors c’est le moment où jamais, voulez vous traverser ? Et la vielle dame s’élance à mes cotés, confiante au point de regarder l’eau qui s’assombrissait car à présent le soleil n’était plus qu’un disque rougeoyant. Je lui fis traverser le Scorff, elle en était toute guillerette, y a t’il un âge pour vaincre sa peur ?
- Faut bien que je retourne, je peux le faire…
Dernière ou avant dernière passagère de cette passerelle, elle s’éloignait, de plus en plus petite, vers sa maison, savourant son exploit. Et moi le passeur que j’étais devenu, j’enrageais de ne plus avoir de pellicules, pour illustre mon futur récit qui germait dans mon esprit.
DANIEL FAURIE, Chronique des bords du Fleuve Avril 2001
La passerelle fut détruite en 2001, pour reconstruire le nouvel ouvrage ferroviaire. Elle avait été ajoutée en porte à faux au viaduc (où EIFFEL travailla) en 1911. 90 ans de service.

jeudi 29 décembre 2011

Portail de la chapelle Saint Christophe de Lorient


Daniel Faurie m'envoie ses voeux avec une belle image... C'est un récidiviste en la matière, un passionné de "sa" chapelle grâce auquel nous avons eu un tas d'infos passionnantes. Pour en savoir encore plus utiliser l'outil Rechercher ou L'index dans la colonne de droite.


Que l'année qui vient porte des fruits et vous fasse vous porter bien !

mercredi 21 décembre 2011

Traversée de l'Allier en crue

Vous pouvez utiliser l’illustration de votre choix... l’impétueuse Allier a longtemps été quasi vierge de ponts, tout passait sur l’autre rive par le bac et son passeur.
L'illustratrice Véronique Béné, visiteuse de ce blog, tient un blog à visiter lui aussi en commençant par La traversée de l'Allier en crue

samedi 3 décembre 2011

La loutre passeuse en Roumanie

Un extrait d'un poème funéraire roumain tiré du livre Trésor de la poésie universelle, Roger Caillois et Jean-Clarence Lambert, Gallimard/Unesco, Paris, 1958, p.60 dit l'auteur du blog livraire. Je l'ai trouvé aussi dans le Dauphiné Libéré du 2 décembre 2011, dans un article sur Hélène Jacques, spécialiste des loutres.
...
Le soir devient soir
Tu n’auras pas d’hôte.
Et alors viendra
La loutre vers toi
Pour te faire peur.
Mais ne prends pas peur,
Prends-la pour ta soeur,
Car la loutre sait
L’ordre des rivières
Et le sens des gués,
Te fera passer
Sans que tu te noies
Et te portera
Jusqu’aux froides sources
Pour te rafraîchir
Des frissons de mort.

lundi 28 novembre 2011

La légende de St Christophe à Belfort

J'avais publié une carte postale de la Cathédrale de Belfort, je viens de trouver une légende pour l'accompagner. Celle-ci a été recueillie en 1870 auprès d'une femme de Belfort et traduite du « patois », je l'ai trouvée dans "Légendes et contes du pays de Belfort", tome 1, Gabriel Gravier, Collection Le mouton bleu bêle fort. Je n'ai pas corrigé l'orthographe.
Il y avait une fois, il y a de ça bien longtemps, un homme venu de Lyon, sur le Rhin. Il s’arrêta près d'une toute petite ville qui s’appelait Altkirch. C’était un hermite et les gens d’Altkirch parlaient une autre langue que la sienne. C’est pourquoi ils l’ont renvoyé pour mettre à sa place un nommé Morand qui venait du pays des glaces. Notre hermite qui s’appelait Christophe reprit le chemin de Lyon et au bout d’une grande journée de marche, il arrivait sur une large rivière qui n’avait pas de pont et qu’il fallait traverser pour entrer dans la ville qui était de l’autre côté. Il y avait aussi un jeune garçon qui s’appelait Christ et qui n’osait entrer dans l’eau pour aller dans la ville. Alors, Christophe, son gros bâton à la main, le prit sur ses épaules et le porta dans la ville. Christophe y est aussi resté, y a fait une maisonnette, une chapelle, y a prié bien des années en hermite, y est mort et y fut enterré. C’est pourquoi il est devenu le patron de Belfort
Gabriel Gravier précise que la rivière de Belfort c’est la Savoureuse... Sur internet j'ai aussi trouvé des citations de ses Légendes d'Alsace autour du fameux Morand d'Altkirch
...Saint Morand serait venu à Altkirch pour y remplacer des moines de Cluny de l'abbaye de Saint-Christophe, fondée vers 1050, car ils ne comprenaient pas la langue des gens du pays. Ce fait est confirmé par une légende populaire de Belfort, selon laquelle saint Christophe, venu de Lyon jusqu'à Altkirch, aurait quitté peu après cette localité, les habitants lui ayant préféré un nommé Morand, arrivé du «pays des glaces» et parlant leur langue.
Le Réprouvé venait d'un pays de chiens, quand il parlait il aboyait... La légende belfortaine prouve une chose : on a du mal à s'entendre avec les voisins qui ne sont qu'à une journée de marche, ce qui fait peut-être bien l'affaire de certains religieux...

Actaea spicata, l'herbe de St Christophe

C'est une plante toxique aux fleurs nauséabondes, habitante des bois et forêts humides surtout en montagne. L'ingestion d'une dizaine de ses baies peut être mortelle. Elle est utilisée en homéopathie pour soigner certains rhumatismes ; le traitement marcherait mieux pour les hommes que pour les femmes...
Quel rapport avec notre Saint ? Si vous avez des lumières sur le sujet elles seront les bienvenues car il semble qu'il n'y ai pas qu'en français que le nom courant de la plante l'associe à ce saint.

samedi 15 octobre 2011

Le conte de saint Christophe, Henri Pourrat

Une jolie surprise de ce matin : au hasard de la table des matières du Trésor de contes, tome 1, de Henri Pourrat (Omnibus 2009), je découvre une belle version de cette légende qui sur le fond et dans sa structure est très semblable à celle de Jacques de Voragine et ... à la mienne. Notamment elle s'arrête au moment ou Le Réprouvé (ici appellé Offérus)change de nom. Cela a été écrit par l'auteur, aux environs de 1950, à partir de récits populaires qu'il a recueilli en Auvergne sur près d'un demi-siècle.
Je vous engage à lire le conte mais ne résiste pas à vous en retranscrire le tout début ... et la conclusion
Il y avait une fois un géant qui suivait la loi des païens et qu'on appelait Offérus. Sa figure était aussi large qu'une porte, et tout enfant déjà il ne connaissait pas sa force. Il redressait ensemble quatre fers à cheval ; d'une main, il élevait de terre plus haut que sa tête un mulet chargé d'un boeuf mort, puis les laissant retomber, tranchait en deux au vol mulet et boeuf, d'un seul coup de son coutelas.
Quand il eu l'âge de raison - mais les géants l'ont un peu tard-, il se vit sur pied de ne rien craindre au monde : rien de ce qui pouvait lui venir à la rencontre, ni homme, ni lion, ni tempête. Il quitta le roi de son pays, qu'il avait tout d'abord servi, et partit devant soi pour chercher le roi le plus puissant qui fût...

...Saint Christophe est celui en compagnie de qui on ne peut pas périr.
Qui le voit en la matinée
Rira encore à la vesprée.
Oui, qui a regardé au matin une image du saint est assuré de ne point mourir ce jour là, du moins de mourir de mort imprévue et subite, sans s'être réconcilié avec le Christ, notre Seigneur.
Aussi, le temps passé, dressait-on des statues géantes de Christophe en lieu exposé à la vue, comme à la porte des églises.
On savait, en ce temps, que qui lui donne dans un regard sa pensée fidèle, acceptant comme lui de porter son prochain, se fait par là serviteur et ami de Dieu.

vendredi 29 juillet 2011

Fête patronale à St Christophe sur Guiers (38) du 29 juillet au 1er Août 2011

Article du jour dans le journal régional... à remarquer qu'il ne s'agit pas de pèlerinages ni d'activité religieuse mais d'animation... Cliquez sur l'image pour avoir le programme détaillé.

jeudi 21 juillet 2011

Saint Christophe Le Jajolet (61)

Il fallait bien finir par y aller. J'ai choisi un samedi automnal de ce mois de juillet pour y passer. J'étais bien la seule à avoir cette drôle d'idée.
Les surprises à l'arrivée ce sont d'abord les belles plantations de tilleuls autour de l'église, des lieux manifestement aménagés pour recevoir des foules, un chef lieu de la taille d'un hameau sans aucun commerce et personne...













L'église, comme je l'avais vue sur les photos n'est pas très belle (construite vers 1870). Pas de rivière ni de chemin de Compostelle dans les environs... Mais en regardant, après coup, sur le site du diocèse de Séez, il paraîtrait que cette église paroissiale a pris le relai d'un chapelle St Christophe construite au Vieux Bourg... Si je passe une autre fois dans le coin c'est ce lieu que j'irai voir.
Quand aux pèlerinages actuels ( deux par an : dernier dimanche de juillet et premier dimanche d'octobre) ils n'ont été instaurés qu'au 20ième siècle. Le premier date de juillet 1910. L'abbé qui en était l'instigateur aurait échappé à la mort par miracle en 1920 alors que sa De Dion venait d'être broyée par un train... L'association qui gère les pèlerinages dit avoir une vocation internationale et a été érigée en Archiconfrérie de St Christophe par le pape Pie X en 1912. Ils prônent la prudence au volant quand même !
Sur le St Christophe à l'extérieur de l'église, il est dit qu'il a été offert par une famille épargnée par le choléra...
Les fresque autour de l'entrée m'ont fait penser à l'église St Christophe de Javel à Paris.
Des représentations du Saint, on en trouve à la pelle, même si pour les médailles et les porte clés il faudra repasser un jour de pèlerinage. Vous le ferez sans moi. Certains ex-votos m'ont fait frémir. Cliquez sur la photo pour agrandir.





mercredi 20 juillet 2011

Taxi de nuit, un blues de Guy Marchand

... dont voici le premier couplet
Dans ma D.S., ma vieille D.S.
Qu'est plus de la première jeunesse
Je commence vers les minuits
Jusqu'à sept heures, sept heures et demie
Y a une photo près du volant
Une vieille dame et un p'tit enfant
Y a prière de ne pas fumer
De n'pas sortir du mauvais côté
Y a une médaille de saint Christophe
Pour éviter les catastrophes
Une carte postale de Tahiti
Un indicateur de Paris
C'est dans cette caisse que j'gagne ma vie
On serre les fesses quand je conduis
Je fais le Taxi de nuit
Allez voir le clip video, ça vaut le détour !
Merci à Philippe Meyer ("La prochaine fois je vous le chanterai" sur France Inter) grace à qui je découvre régulièrement de petits bijoux de chansons qui m'avaient échappé.
Il y a une autre chanson sur ce blog, de Mano Solo cette fois.

Pas besoin d'aller dans les églises

... Au super marché du coin il y a tout ce qu'il faut si on veut juste photographier (je ne garantie pas la qualité du produit) :















En ce qui concerne le samouraï cela m'a fait penser à un joli conte japonais que j'ai publiée il y a quelques temps. Si vous l'avez raté, c'est le moment de le lire...

vendredi 24 juin 2011

Procession à Lorient en 2011

Sur ce blog, il y a déjà deux articles sur la Chapelle St Christophe de Lorient mais notre correspondant spécial,Daniel Faurie, "Passeur de mémoire, des bords du Scorff" vient de m'envoyer un lot de photos et un petit texte sur la procession qui a eu lieu ce 1er mai 2011... Voici un sélection de 2 photos. Le Saint qui se promène est celui qui trône habituellement dans la Chapelle et que je découvre donc. Il y a aussi dans la Chapelle une inscription : "Regarde St Christophe et sois rassuré". J'aime beaucoup la petite fille qui mène la procession. Il semble que l'appellation St Kristol ne soit utilisée que sur les pancartes (pour touristes ?)



















CHAPELLE SAINT CHRISTOPHE LORIENT : son PARDON (premier dimanche de mai)
Tombé en désuétude, durant de fort nombreuses années, il semble revenir plus étoffé d’année en année, les enfants viennent chercher auprès du Saint la force…. Notre St CHRISTOPHE, avait pour mission de rendre la santé aux petits enfants rachitiques. Ils étaient forts nombreux à tourner autour de la chapelle, la fête était autant païenne que religieuse. Les vertus accordées à notre Saint devaient faire des effets spectaculaires à en juger la foule qui se pressait alentours et cela durant trois jours.
De nos jours, Notre Saint fait trois fois le tour de la chapelle, quelques habits bretons, se mêlent au cortège...















Et voici aussi un des vitraux, avec la permission de notre reporter sur place puisque je n'y suis toujours pas rentrée, moi, dans cette chapelle !

samedi 30 avril 2011

Chapelle et sources St Christau à Accous (64)

Avant d'y aller j'avais trouvé ceci sur le site de la Vallée d'Aspe :
La chapelle Saint Christophore se trouve au quartier d’Aület et est plus communément appelée « Saint Christau ». Son origine est inconnue mais on peut supposer, au vu de certains documents, qu’elle existait avant 1569. Elle fut rebâtie au XVIIe siècle. On y venait en pèlerinage car il y avait à proximité trois fontaines célèbres pour leurs vertus curatives et une piscine où les malades faisaient leurs ablutions. L’édifice fut un temps laissé à l’abandon puis, en 1856, la commune fit des réparations et restaura le retable. Chaque année, le 25 juillet, une procession était organisée jusqu’à la chapelle. Cette pratique cessa vers 1940 et, faute d’entretien, le lieu de culte perdit sa toiture durant l’hiver 1967-1968. A nouveau restaurée, la chapelle en état fut inaugurée le 26 juillet 1980 en présence de Mgr Vincent, évêque de Bayonne, et de Mgr Lacaste, ancien évêque d’Oran (Algérie) en retraite à Accous. De nos jours, une messe y est organisée chaque 25 juillet.…. à proximité de la chapelle du XVIIe siècle, les trois fontaines de Saint-Christau avaient des vertus bien déterminées. L’eau de la piscine voûtée d’origine médiévale guérissait les fièvres, la sciatique et l’épilepsie ; celle de la source du milieu apaisait les maux des yeux et la surdité tandis que celle de l’ouest combattait migraines et maladies cutanées.
Sources : Jean Vignau-Lous, "Le thermalisme en vallée d’Aspe", dans Revue de Pau et du Béarn, n° 13, 1986, p. 141-155 et du même auteur "La chapelle Saint-Christophore d’Aulet", dans Revue de Pau et du Béarn, n° 9, 1981, p. 43-59.

Pour y aller nous sommes monté à pied. Un joli chemin, un peu plus long qu'annoncé (1h10 depuis le haut du village d'Accous mais on peut y aller en voiture)














Sur place nous avons, bien sûr, cherché les sources. Celle de l'Est semble tarie mais son porche recèle une surprise pour qui baisse la tête,


















Celle du centre coule et semble potable, en tout cas nous en avons bu... Dans le bassin il y avait des têtards et des tritons. La source de l'Ouest (invisible) a peut-être été captée.
Un monsieur du pays m'a dit que on y allait pour soigner les yeux et que la tête sous le porche était ancienne. Faut-il aussi regarder les yeux de cette sculpture pour repartir guéri ?
Le site est superbe. La chapelle est fermée par une grille à travers laquelle j'ai photographié l'autel avec un St Christau dans une position qui me parait fort inconfortable...














De quoi avons nous guéri ? Mystère mais la ballade était bien jolie.
Il semble que dans ce quart sud ouest de la France, les Saint Christau soient plutôt liés aux guérisons qu'aux passages difficiles. Même si comme la chapelle st Christaud du Gers, nous soyons sur la Voix d'Arles, une des routes de St Jacques de Compostelle.
Les yeux sur la tête sculptée me font tout de même penser à la protection contre la mort subite... Ne dit on pas ailleurs et notamment dans les Alpes : " Regarde St Christophe et va-t-en rassuré " ?

Accous (64), dans l'église paroissiale deux représentations de St Christophe

Dans la vallée d'Aspe, non loin d'un des chemins de Compostelle (la voie dite d'Arles), il y a une petite constellation de Saint Christau, nom béarnais du Réprouvé, tous liés à des sources guérisseuses et thermales.
J'ai commencé par entrer dans l'église paroissiale d'Accous, dédiée à St Martin et on ne pouvait pas les louper...

dimanche 20 mars 2011

Un tableau de Chagall


















Une configuration originale pour notre motif... Le géant est une géante, l'enfant son mari, et encore au dessus un ange (peut-être leur fille disent certains exégètes). Ce tableau que je croyais connaître je l'ai regardé aujourd'hui (au Musée de Grenoble) avec d'autres yeux. Tout y est : le fleuve , près du pied droit de la mariée un passeur (minuscule) dans sa barque, l'éventail balancier en guise de feuilles de palmier, le verre monde, l'à cheval sur deux mondes (très net au niveau des couleurs, blanc et jaune séparés par un axe violet) l'allusion au regard... La malice et la gaîté en plus : n'en faut-il pas aussi un peu pour passer les rivières ?
Le tableau se nomme "Double portrait au verre de vin" et date de 1917-1918. Il est visible jusqu'au 13 juin 2011 au Musée de Grenoble dans le cadre de l'exposition "Chagall et l'avant garde russe". En vrai c'est beaucoup mieux et on réalise que le tableau est assez proche, dans sa construction, son format et sa taille d'un vitrail de cathédrale (233cm x 163cm).
Mes commentaires n'engagent que moi... Allez vous faire une idée vous mêmes !
Un petit livre "Chagall, double portrait au verre de vin" a été édité en 1993 Par le Musée d'art moderne/Centre Georges Pompidou dans la collection "L'art en jeu"

mardi 22 février 2011

Monsieur Saint Christofle, patron des chaussetiers à Evreux

Une lectrice du blog, Mary De Rasse (merci à elle), m'a communiqué les informations suivantes :
Je travaille sur les ordonnances des rois de France concernant le textile à la fin du Moyen Age, et j'ai trouvé mention, dans l'une d'elles, d'une confrérie de chaussetiers à Evreux au début du XVè siècle. Les chaussetiers étant ceux qui fabriquent les chausses, vêtement couvrant le bas du corps, à assimiler à notre pantalon. Mais en plus moulant !
Il s'agit de lettres d'ordonnance d'Henri VI, roi d'Angleterre, alors roi de France (en 1424). Il confirme, en mars 1424, les statuts des chaussetiers d'Evreux (publiées au XIXè siècle par Lespinasse, t.13)
Quelques extraits:
"Premierement. Ordonné est à la requeste des gesn desdis mestiers, une Confrarie à l'onneur et à la remebrance de Mons. Saint Christofle, à estre faicte le jour de la feste dudit Mons. Saint Christofle le xxv.e jour de Juillet chacun an, en l'Eglise Saint-Pere d'Evreux; et y aura Vespres la veille de la feste dudit Mons. Saint Christofle, et le jour de la feste, Messe solempnelle, où il aura preschement, et ce jour Vespres; auquel service les freres de ladicte Confrarie seront tenus faire compaignie au Roy de ladicte Confrarie.
Item, chacun des freres et seurs de ladicte Confrarie, payera par chacun an v deniers tournois pour son chevaige.
Item, les gens dudit mestier seront tenus à faire dire une Messe pour chacune sepmaine, au jour de Mercredy, en l'onneur et reverence dudit Mons. Saint Christofle.
Item, Quiconques levera le mestier de chausseterie et chaperonnerie et detail, en ladicte ville et Bourgoisie d'Evreux, paiera xxx sols tournois pour la hanse et bienvenue dudict mestier, et seront mis en la boiste de ladicte Confrarie."
Il me semble que c'est une des rares fois où ce saint est assimilé à un métier du textile, qui plus est pour un métier concernant une partie de vêtement dont le saint est rarement vêtu dans les représentations... je cherche toujours le lien !
c'est amusant, effectivement mais...St Laurent est mort sur le grill et il est devenu patron des rôtisseurs, St Christophe a pris froid dans l'eau et depuis il conseille les chausses, peut-être ?

samedi 1 janvier 2011

Comme un bateau dans la houle, avec les meilleures voeux de Daniel Faurie














C'est la chapelle St Christophe ou St Kristol de Lorient croquée par un de ses voisins, Daniel Faurie qui a commis un texte très copieux sur cette chapelle, à lire en ligne... D'habitude je maudis les cartes de voeux par mail mais celle ci m'a fait très plaisir et ce monsieur m'a donné l'autorisation de vous en faire profiter.
Bonne Année, donc, et que vos traversées soient fructueuses !

vendredi 31 décembre 2010

Congo : le rafiot de l'enfer

C'est un documentaire terrible qu'on pouvait regarder en ligne (ce n'est plus le cas) et qui a été diffusé en janvier 2011 sur La 5. Auteur : DANIEL LAINÉ, Durée : 52 minutes, Réalisateur : DANIEL LAINÉ.
En dehors de l'omni-présence du fleuve Congo et du défi à la mort que représente ce voyage sur l'eau entre Kinshasa et Kisangani, s'il n'y est pas fait mention du saint passeur, j'ai été époustouflée d'y entendre les prières des passagers qui suppliaient à pleine voix Dieu de leur épargner, les pannes, les accidents, ... et la mort subite ! Un petit rappel pour les mécréants : la mort subite c'est celle qui survient avant qu'on n'ait reçu les derniers sacrements, ce qui au Moyen Age, en Europe était pire que la mort. Et, disait-on, St Christophe protégeait de la mort subite...
Résumé du film : En République démocratique du Congo, pour aller de Kinshasa, la capitale, à Kisangani, la grande ville du Nord, il n'y a plus aucune route.
Pour transporter leurs marchandises ou pour voyager entre les deux villes, les congolais n'ont que deux solutions : l'avion, mais le billet coûte l'équivalent de 6 mois de salaire, ou un voyage éprouvant, en bateau, sur le fleuve Congo, l'un des plus grands d'Afrique. Des bateaux sans âge, comme le "Gbémani", assurent la liaison.












Celui-ci transporte près de 2000 personnes, dans des conditions de sécurité et d'hygiène inexistantes.
Ce "voyage en enfer" sur 2000 kilomètres doit durer trois semaines. Le "Gbémani" est composé de trois barges accrochées les unes aux autres. A son bord, pas de cabine, et pour voyager, il faut vite se faire une place sur le pont...
Pour les pilotes, le fleuve Congo est un véritable cauchemar : chaque année, sur ce fleuve, les naufrages causent la mort de plusieurs centaines de personnes. Sur le pont, tous espèrent que le "Gbémani" arrivera à bon port...

mercredi 29 décembre 2010

La sagra de San Cristoforo sul Navigo à Milan : une fête !

La prochaine aura lieu du 1er au 5 juin 2011. Cliquez sur le titre pour avoir le lien (en italien)
En attendant, on peut rêver de cette église de brique, tout prêt d'un pont et du canal artificiel, dérivé du fleuve Ticinio. Un site qui me fait penser à St Jacques-St Christophe près du Pont de Crimée à Paris. Si vous y allez, dites le moi ! La photo ci dessous n'est pas de moi, exceptionnellement.

dimanche 28 novembre 2010

Un des trésors de la BNF











Commentaires bienvenus

samedi 27 novembre 2010

Hotel Lallemand à Bourges

Un lecteur du blog me signale un bas relief en couleur représentant Saint Christophe à l'Hôtel Lallemant à Bourges. Il m'en envoie un dessin signé Champagne... Merci !