jeudi 27 avril 2017

A Angers, il y aurait un Saint Christophe avec une tête de chien ?

Si l'info est vraie, si vous le pouvez, je veux bien en savoir un peu plus, voir pouvoir publier une photo sur ce blog...
Il semblerait que ce soit sur un vitrail de la cathédrale...
Je suis loin d'Angers ! Merci de votre attention...

Annonce du pardon 2017 à Lorient



Non ce blog n'est pas un blog chrétien, ni catholique, ni breton, ni... mais voilà, j'ai l'info (merci à mon indéfectible correspondant local !) alors je la donne... Chez les catholiques, ce saint là est plutot fêté fin juillet, mais je viens d'apprendre que dans l'église orthodoxe c'était le 9 mai : orientaux, les lorientais ?
Taper lorient dans le moteur de recherches et vous en saurez beaucoup plus sur cette chapelle...


« Le pardon de la chapelle Saint Christophe aura lieu cette année le dimanche 7 mai.
La messe du samedi soir 6 mai à 18h30 sera célébrée à la chapelle.
La messe du dimanche à 10h à l’église sera suivie de la procession à la chapelle puis de la bénédiction des enfants et de la vénération des reliques.
Tous ceux qui le désirent sont invités à porter le costume breton
Du mardi 2 mai au vendredi 5 mai vêpres, messe et adoration auront lieu à la chapelle.
Le mardi 2mai et le jeudi 4 mai chapelet à 17h15 à la chapelle.
Samedi 6 mai à 15heures, visite guidée de la chapelle par une guide conférencière de l'animation de l'architecture et du patrimoine de la ville de Lorient.
La chapelle sera ouverte chaque après-midi, du lundi 1er  au dimanche 7 mai, à partir de 14 h 30. L’association vous présentera une Exposition, Chapelle Saint Christophe, « Dessins sur le vif », réalisée par Christophe METAYER, artiste peintre, enseignant à l’école d’Art de Lorient. Ce travail prend appui sur la symbolique du chiffre trois et présente un ensemble de quarante dessins figurant la chapelle Saint Christophe. Une occasion de mieux connaître ce lieu magnifique de notre paroisse. Association Breuriezh Sant Kristof (amis de la chapelle Saint Christophe) »

Païssios, le moine copte, porte un vieillard qui s'alourdit...

Le lecteur du blog Albocicade, m'a fait parvenir ce qu'il appelle une "anecdote" et que je vous retranscris intégralement. Merci !
... Les moines, sachant que le Christ apparaissait à Païssios, le prièrent d'intercéder pour eux afin qu'eux aussi reçoivent la grâce de le voir. Et le Christ lui promit qu'il se ferait voir tel jour en tel lieu. Sachant cela, les moines s'empressaient au jour fixé de se rendre en ce lieu. Un vieux moine infirme ne parvenant pas à courir avec eux, restait sur le bord du chemin, et tous le dépassaient sans se soucier de lui. Le voyant, Païssios eut pitié de lui et le prit allègrement sur son dos. Mais peu à peu le poids du vieillard augmentait et Païssios reconnaissant que c'était le Christ, lui dit : "Le ciel ne peut te contenir et la terre tremble devant ta majesté. Comment donc un pécheur comme moi pourrait-il te porter ?" Et le Christ lui sourit en disant : "Parce que tu m'as porté, mon bien-aimé Païssios, ton corps ne verra pas de corruption". Apprenant cela, les moines furent attristés et se repentirent de n'avoir pas aidé ce vieillard infirme.

Une anecdote du 20ième siècle : rétablissement d'une procession à La Palud sur Verdon

Voici une anecdote qui m'a été envoyée par un lecteur du blog, par ailleurs auteur du blog Cigales éloquentes. 
Je vous retranscris simplement son courrier :
... D'autre part, je me souviens avoir entendu le P. Guy Gilbert (i.e. "le curé des loubards") expliquant que dans le village de La Palud-sur-Verdon, où il avait une "ferme pédagogique", la paroisse avait coutume de faire une procession pour la St Christophe, mais que ledit saint ayant été exclu du nouveau martyrologe comme "incertain", la procession avait été abandonnée, au grand regret de quelques paroissiennes. Lorsqu'il en eut entendu parler, le P. Guy Gilbert l'avait alors ré-instauré, arguant que "depuis qu'il y a des chrétiens baptisés du nom de Christophe, il y en a eu au moins un qui a du être reçu au paradis. Or, s'il n'y en a ne serait-ce qu'un, il y a donc un authentique St Christophe, et donc on peut faire la procession".
Je vous transmet cela de mémoire, ne garantissant pas l'exactitude des citations, mais c'était bien le sens de son propos.
Portez-vous bien
Cordialement
Albocicade

Vous avez dit cynocéphale ?

C'est le titre d'un article, avec références, à lire sur le blog d'un certain  Albocicade
http://cigales-eloquentes.over-blog.com/2014/05/vous-avez-dit-cynocephale.html
Merci à lui !
Un de ses références :
"Les Cynocéphales. Étude d'une tradition tératologique de l'Antiquité au XIIe s" par Claude Lecouteux à lire en ligne sur Persée

Un géant cynocéphale devenu porte-clé


Grace à un certain Albocicade, auteur du blog Cigales éloquentes, et de l'article "Vous avez dit cynocéphale ?"  j'ai pu  lire sur le sujet, le long article passionnant, dans une traduction française parfois approximative, mais bien illustré et documenté de Vesselina Vachkova "Lupus in fabulis et in templo" daté de mars 2012

En voici un très court extrait après une analyse détaillée des représentations des églises byzantines :
… les pères d’un Concile catholique du milieu du 20ième siècle (le célèbre Vatican II) ont déstatué St  Christophe – le bon géant qui a porté l’enfant Christ et dont le culte désormais n’est plus « universel »  mais seulement admissible comme un culte local et qui n’appartient pas à la tradition romaine bien que les récits hagiographiques soient en fait très anciens.D’ailleurs, déjà au début du XVIe siècle, ERASME DE ROTTERDAM dans L’Éloge de la folie ridiculise St Christophe: « il existent des gens  qui, par une folle mais douce persuasion, se figurent que la rencontre d’une statue ou d’une peinture de ce Polyphème de St. Christophe  les assure de ne point mourir dans la journée ».  Si on fait confiance à la statistique noire faite par PIERRE SAINTYVES, au XVIIIe siècle, même avant la Révolution, les esprits « illuminés » de l’époque ont commencé une vraie guerre contre les statues monstrueuses du St. Christophe, desquelles n'ont survécu probablement que la statue de Cologne (qui avait des dimensions assez modestes par rapport aux statues démolies et la fresque de l’église St. St. Pierre et Paul à Wissembourg). Si l’on regarde les talismans contemporains portant l’image du St. Christophe – les porte-clés, les tire-bouchons, les médaillons etc. ,on peut se rendre compte de l’évolution énorme du culte de St. Christophe. Elle a fait du terrible saint géant protecteur de la communauté
un saint « privé » et « de poche », dans le sens propre et figuré du terme. Les processions des géants dans lesquelles St. Christophe occupe une place centrale n’apparentent qu’à l’ainsi dit patrimoine culturel et ne présentent qu’une attraction touristique même dans certaines régions,comme par exemple le Pérou….

mercredi 26 avril 2017

Anubis


"Le Réprouvé" venait d'un pays de chien, quand il parlait, il aboyait...
Anubis avec le mort dans son linceul, serait au Louvre (il vient d'Egypte)
Le deuxième en sandales et en robe rouge, est une fresque retrouvée à Pompei, ville dans laquelle il y avait un temple dédié à Isis.
Dans ce blog il y a d'autres articles sur Anubis. Tapez Anubis dans le moteur de recherche du blog (colonne de droite)



jeudi 26 janvier 2017

Eglise de Venon (38) . la fresque représentant St Christophe était cachée...

En septembre 2010, au moment des journées du patrimoine j'avais écrit un article sur ce blog, suite à ma visite de l'Eglise de Venon, consacrée à Saint Christophe et Sainte Brigitte... A l'époque je n'y avais pas vu de représentation du saint. Et pour cause... Il était caché...
La Présidente de l'association Venon Paysage et Patrimoine m'écrit ce jour,  pour me dire que 
depuis des travaux de restauration du chœur de l'église ont mis a jour une peinture datant du Moyen-Age de notre Saint Christophe portant l'enfant Jésus (peinture lacunaire mais très reconnaissable). Elle nous invite à nous reporter sur leur site : http://venon-vpp.fr/Eglise___les_peintures_du_chur.html (2ème photo en partant du haut). Merci Madame !

mardi 20 décembre 2016

Evian les Bains, vitrail de l'Eglise

Dans l'Eglise, propre comme on en voit rarement, presque trop, il y a une collection de vitraux.
Ce n'est pas loin du lac Léman, et de l'embarquement pour Lausanne...


samedi 13 août 2016

Chapelle St Jacques St Christophe au Hameau des Faures à Valjouffrey (38)

J'y étais déjà passée en 2008. La vocation potagère du lieu se confirme. Il y a même une chapelle à tomates plein sud cette année. Les oignons sont énormes. Les bouteilles en plastiques sur les tiges de fer seraient peut-être une tentative d'éloigner les taupes ? La douceur, elle, est... montagnarde.







vendredi 1 avril 2016

Reconstruire le pont tous les ans...

Un pont d'herbes... Solide, écologique et fonctionnel. C'est au Pérou et c'est beau !
Du savoir faire, un travail collectif, la fête aussi !

https://www.facebook.com/enigmeshistoire/videos/1114587088593824/

vendredi 11 mars 2016

Pardon de Saint Christophe à Lorient en 1928

Merci à Daniel Faurie de ne pas oublier ce blog et à Jean Pierre Le Floch d'avoir déniché ces photos du Pardon de St-Christophe dans "Le Nouvelliste du Morbihan" de 1928.
Où l'on voit qu'au delà de la dévotion et du souci pour la santé des enfants, un pèlerinage ça fait aussi marcher le commerce...

 





vendredi 6 novembre 2015

Passeurs d'hospitalités à Calais









"Passeurs : font circuler la parole, et relient les êtres et les rives."
Un peu d'actualité contemporaine:  Passeurs, représentations et réalités à Calais
sur le blog https://passeursdhospitalites.wordpress.com

lundi 5 octobre 2015

A Neuillé-Pont St Pierre en Touraine,on creuse avec la pointe d'un couteau...

A Neuillé-Pont St Pierre en Touraine,on creuse avec la pointe d'un couteau les jambes d'une gigantesque statue en pierre tendre de St Christophe, et la poudre ainsi recueillie est mélangée à la bouillie des enfants pour les guérir du mal de jambe
Paul Sébillot, Croyances, mythes et légendes des pays de France, Omnibus 2002, page 1291.
Paul Sébillot a composé ce livre entre 1904 et 1906.
Qui connait l'endroit ? C 'est proche de St Christophe sur le Nais, au nord de Tours.

dimanche 3 mai 2015

Pardon du 3 mai 2015 à la chapelle St Christophe de Lorient

Dans la revue lorientaise Le Radier, reporter Daniel Faurie
Daniel Faurie m'envoie quelques photos de ce matin, nous sommes bientot plus rapides que les actualités régionales. Une remarque graphique : exceptionnellement j'aligne ces photos à droite (!) puisque le tour de la Chapelle St Christophe (qui rend fort les enfants), se fait dans le sens des aiguilles d'une montre. Recette des tortillons en fin d'article.








































LES TORTILLONS DU PARDON DE ST CHRISTOPHE
 « Il sera selon la coutume,distribués des tortillons à l’issue de la cérémonie »
À l’origine un tortillon était une forme de bourrelet rond évidé que mettaient les femmes pour porter les cruches et autre fardeaux sur la tête. Ce gâteau est distribué surtout vers le sud-ouest pour les fêtes religieuses du mois de Mai, notamment. Et ici au Pardon de St Christophe sur Scorff à Lorient. Ce tortillon est fait de lait, de sucre, d’huile, sucre vanillé, de la farine, de levure chimique, et parfumé selon les goûts. La pâte ainsi formée, mis en couronne, va cuire dans un four chaud, en surveillant la cuisson. ( Voir sur internet les recettes) Facile.Daniel Faurie

mercredi 4 mars 2015

Le fauteuil de la chapelle de St Christophe, modèle unique

Une oeuvre de Daniel Faurie (2015) en l'honneur de la chapelle St Christophe de Lorient.
Qui va oser s'y asseoir ?


Trois St Christophe de Jan Mandyn ou Mandijn (16ième siècle)

Ce peintre Anversois maniériste, ne savait parait-il que signer... Mais pour le fantastique, il était fort... Il avait peut-être aussi des apprenti(e)s doué(e)s. Les tableaux lui sont attribués...
Le premier tableau est le plus étonnant, le moment où, je suppose, Le Réprouvé dépose l'enfant sur la rive, c'est la première fois que je vois cette scène représentée, il est à voir je crois au Musée de l'Ermitage (St Petersbourg). Le troisième au Musée de La Rochelle, s'il n'est pas encore en voyage... Oui les tableaux semblent voyager beaucoup eux aussi.




dimanche 1 mars 2015

Avec St Roch et St Sébastien

Un tableau de Lorenzo Lotto, 1480-1556, utilisé dans un article de "La Vie" consacré (!) aux super héros, les nouveaux saints. Autre lien pour une meilleure qualité d'image.



samedi 21 février 2015

A Gallardon (28)

Anastasia Ortenzio m'envoit ce petit mot (oh merci !)
"En cherchant des photos de C. Gaignebet pour notre prochain numéro hommage (3 ans après sa mort), j'ai retrouvé une photo faite lors d'une sortie mythologique à Gallardon en 2010. 
Dans la ville, une vieille façade en bois portait des statues très abimées et parfois disparues dont il restait néanmoins la forme. J'en ai photographié  quelques unes avant qu'elles ne soient totalement effacées par le temps.

Nous en avions discuté avec Claude et avons jugé que l'image que je t'envoie est bien un St Christophe.
Pour que tu comprennes le contexte, il faut savoir qu'à Gallardon (et autour)  il existe de traces de Gargantua dont une étonnante tour dite "épaule de Gargantua". Il ne serait pas étonnant de trouver une représentation de ce géant sous les traits de Christophe."

Campane di Malvaglia (Parrocchiale)

Vous vous lasserez peut-être du carillon, mais au moins vous aurez croisé ce géant. Non ce n'est pas en Italie mais en Suisse, voir l'article précédent... Oui St Christophe y enjambe Mélusine !

St Christophe et Mélusine à Malvaglia (Suisse)

C'est encore Anastasia Ortenzio qui me les a dénichés ceux-là !
C'est une fresque géante devant l'entrée de l'Eglise San Martino à Malvaglia en Suisse. Typique de celles qui s'adressent au voyageur. Sans doute du 16ième siècle.
Pour avoir une idée de sa situation et... de son environnement sonore contemporain vous pouvez aller voir la vidéo.
Sinon, La surprise c'est ce qu'il y a dans l'eau, entre les pieds du saint (y a l'ermite aussi, tout petit qui surveille). Mélusine, puisqu'il parait que c'est elle est dans une position peu équivoque. Voici ce qu'en dit Anastasia


"Pour ton site. Je ne sais si tu as cette représentation de St Christophe . Ce qui est intéressant est la présence d'une "Mélusine" dans l'eau, entre ses jambes. Cette présence fait aussi référence à l'autre géant dont Mélusine est la parèdre (Gargantua évidemment).
Se le spalle di san Cristoforo portano il dolce ed estenuante peso di Dio, i suoi piedi invece affondano nelle acque, simbolo dell'oscuro mondo materiale e corporeo, pervaso dalle correnti delle passioni. In particolare, a simboleggiare la sessualità, ritroviamo la melusina, nel suo classico atteggiamento provocante che lascia davvero poco all'immaginazione..."
Il y a d'autres fresques dans cette église . C'est un voyage que je ferais bien ! 







jeudi 22 janvier 2015

St Christophe et les portefaix de St Malo

Voici un article trouvé sur le site du conteur Jean-Pierre Mathias. Merci à lui !
On prie Saint Christophe pour avoir de l'ouvrage. En 1619 les portefaix de Saint-Malo s'organisèrent en confrérie sous le patronage de saint Christophe (25 juillet). François Duine a signalé qu'il y eut une statue de ce saint à la grande porte de la ville (R.T.P. Revue des Traditions Populaires, t. 26-1911, p. 409). La Révolution ayant effacé, parmi d'autres, cette « marque du fanatisme » en brisant la statue, elle fut remplacée au début du 20ème siècle. Ils l'invoquaient pour avoir de l'ouvrage. Rien n'interdit aux actuels dockers, porteurs, débardeurs et autres ouvriers du port d'essayer de ré-activer cette pratique, qui pourrait s'avérer bien appréciable par ces temps de crise... 
Bon ça ne lui a pas porté bonheur à la statue que je m'en occupe aujourd'hui. cf Ouest France.
Mais il semble y en avoir une autre, de statue, au coin d'une rue... y a même le plan !

dimanche 4 janvier 2015

Le Fardeau de Saint Christophe

Le "Fardeau de Saint Christophe" est un énorme mégalithe qui se trouve dans la forêt du Fossard à Saint-Etienne les Remiremont dans les Vosges.
Le gaillard devait effectivement être rudement costaud car la pierre pèse une bonne dizaine de tonnes.

Elle mesure 6 m de haut et elle a été brisée...
Merci à notre correspondant du Grand Est qui se reconnaitra !
 

samedi 3 janvier 2015

Ceux de la "Gorgone", Anatole Le Braz

Ce récit m'avait échappé, et surtout il m'avait échappé que je connaissais l'endroit : la traversée du Trieux près de Lézardrieux. A l'entrée du  pont "moderne", j'avais photographié le Saint Christophe dans sa niche vitrée il y a déjà quelques années...
Il y avait là aussi (y est-elle encore ?), d'après Anatole Le Braz, une chapelle St Christophe et surtout un passeur.
Voici ci dessous, ce que raconte Anatole Le Braz dans les "Contes du soleil et de la lune", ici une édition de la Librairie Delagrave (1913, à Paris). Les illustrations semblent être de E.Dutour ?
Vous pourrez trouvez le texte complet, également,  dans Magies de la Bretagne,  pages 787-795, tome 1, Robert Laffont Bouquins, 1994. Une vraie "légende", datée, géolocalisée et racontée par le fils du héros. Résumé :
Le soir du 18 décembre 1869, il y a un brouillard à couper au couteau. Le passeur, Olivier Marker, surnommé Saperlott est remonté chez lui, juste à côté de la chapelle Saint Christophe. Pendant le repas sa fille entend sonner comme un glas, puis la porte s'ouvre et dehors il n'y a personne sauf un grand chien et des cris. Le passeur suit le chien... Quand il revient, bien plus tard, il raconte qu'il a suivi le chien jusqu'à sa barque dans laquelle l'attendaient 12 marins en costumes de service. Ils ont appelé le chien "Korymbo" qui a sauté dans la barque.  Saperlott leur a demandé qui ils étaient. Ils ont répondu qu'ils étaient de la Gorgone et qu'ils voulaient traverser vers Paimpol. Le passeur les a trouvés bien mouillés et pas bien gais pour des permissionnaires. Pas un ne l'a aidé à la manoeuvre non plus, pourtant ce soir là les rames étaient bien plus lourdes que d'habitude. Mais le pire c'est qu'arrivés sur l'autre rive ils n'ont pas payé leur passage. Ils ont juste dit "Dieu te le rende" pendant que leur chien hurlait. Le passeur veut aller voir le commissaire de la marine dès le lendemain à Paimpol pour qu'on lui rende justice. Le lendemain, il confie la barque à ses fils, et part, furieux, à Paimpol. Il revient vite, il est décomposé. Il dit : "L'an prochain je ne serai plus le passeur. La Gorgone a sombré hier , corps et biens, dans les parages d'Ouessant et il y avait 12 Paimpolais dans l'équipage".

jeudi 27 novembre 2014

L'ogresse poilue, un conte italien où il y a un fleuve à traverser...

J'ai rencontré ce conte grace à Italo Calvino. C'est une version du petit chaperon rouge (AT 333) qui est tellement intéressante que nous sommes un certain nombre à la raconter (Jean Porcherot, Fabienne Morel et Debora Di Gilio, au moins !). A part le fait que l'héroïne s'en sorte toute seule, il y a dedans le motif de la traversée magique du fleuve et une ogresse peu bienveillante... Voici comment je  raconte les traversées du fleuve (en résumé).
... La grand mère habitait loin, alors la fille s'est préparé un petit goûter pour la route. Des gimblettes et un morceau de pain trempé dans de l'huile d'olive avec un peu de sel. Elle est partie, a marché et est arrivée devant le fleuve (qu'on appelle parfois le Jourdain). Il n'y avait pas de pont, ni de gué. Elle a dit, fleuve, fleuve, laisse moi passer ! Le fleuve a répondu : je ne laisse pas passer pour rien, que me donnes-tu ? La fille a pris les gimblettes et les a jetées dans le fleuve, elles ont flotté un moment puis coulé et le fleuve a écarté ses eaux pour la laisser passer, elle est passée sans se mouiller les pieds. Le pain trempé dans l'huile d'olive, elle l'a donné à la porte râteau pour qu'elle s'ouvre...
...Au retour de chez la grand mère (qui a été mangée par une ogresse poilue), poursuivie par l'ogresse, la porte, parce qu'elle a eu de l'huile, laisse passer la fille et l'ogresse qui est juste derrière.  Le fleuve écarte ses eaux pour la fille, malgré les menaces de l'ogresse, parce qu'elle lui a donné des gimblettes mais il se referme sur l'ogresse poilue et la noie...
Le Passage de la Mer rouge, ça ne vous dit rien ? Il va falloir que j'aille voir celui que Chagall à peint dans l'Eglise du Plateau d'Assy...
Cela fait penser aussi au conte  "Le sac d'argent" que raconte Bruno de la Salle d'après un conte du Nivernais. Il y a l'article sur ce blog daté de mai 2010... "Trois fleuves à traverser..." Y accéder par le libellé "de la salle" ou les archives car il semble que la fonction rechercher sur ce blog ne fonctionne plus... ?

mercredi 26 novembre 2014

Celtic boats de Mélaine Favennec

Vous connaissez peut-être le chanteur (à écouter sans modération), mais il peint aussi
Qu’est ce qu’il manque aux hommes, dès qu’ils ont trois pommes, dès qu’ils ont trois pommes de haut, il manque un bateau. Pour partir sur l’île, pour trouver l’idylle, une image à leur bonheur qui soit mieux qu’ailleurs … (l’île de Batz chanson extraite de  « Hey !Ho ! »)
Je peins, c’est ma part de silence entre les chansons. Mélaine Favennec
Il peint de barques, des barques vides et ça me fascine,
des barques qui nous attendent, des barques pour l'autre monde...
allez les voir sur son site, rubrique peinture