jeudi 22 janvier 2015

St Christophe et les portefaix de St Malo

Voici un article trouvé sur le site du conteur Jean-Pierre Mathias. Merci à lui !
On prie Saint Christophe pour avoir de l'ouvrage. En 1619 les portefaix de Saint-Malo s'organisèrent en confrérie sous le patronage de saint Christophe (25 juillet). François Duine a signalé qu'il y eut une statue de ce saint à la grande porte de la ville (R.T.P. Revue des Traditions Populaires, t. 26-1911, p. 409). La Révolution ayant effacé, parmi d'autres, cette « marque du fanatisme » en brisant la statue, elle fut remplacée au début du 20ème siècle. Ils l'invoquaient pour avoir de l'ouvrage. Rien n'interdit aux actuels dockers, porteurs, débardeurs et autres ouvriers du port d'essayer de ré-activer cette pratique, qui pourrait s'avérer bien appréciable par ces temps de crise... 
Bon ça ne lui a pas porté bonheur à la statue que je m'en occupe aujourd'hui. cf Ouest France.
Mais il semble y en avoir une autre, de statue, au coin d'une rue... y a même le plan !

dimanche 4 janvier 2015

Le Fardeau de Saint Christophe

Le "Fardeau de Saint Christophe" est un énorme mégalithe qui se trouve dans la forêt du Fossard à Saint-Etienne les Remiremont dans les Vosges.
Le gaillard devait effectivement être rudement costaud car la pierre pèse une bonne dizaine de tonnes.

Elle mesure 6 m de haut et elle a été brisée...
Merci à notre correspondant du Grand Est qui se reconnaitra !
 

samedi 3 janvier 2015

Ceux de la "Gorgone", Anatole Le Braz

Ce récit m'avait échappé, et surtout il m'avait échappé que je connaissais l'endroit : la traversée du Trieux près de Lézardrieux. A l'entrée du  pont "moderne", j'avais photographié le Saint Christophe dans sa niche vitrée il y a déjà quelques années...
Il y avait là aussi (y est-elle encore ?), d'après Anatole Le Braz, une chapelle St Christophe et surtout un passeur.
Voici ci dessous, ce que raconte Anatole Le Braz dans les "Contes du soleil et de la lune", ici une édition de la Librairie Delagrave (1913, à Paris). Les illustrations semblent être de E.Dutour ?
Vous pourrez trouvez le texte complet, également,  dans Magies de la Bretagne,  pages 787-795, tome 1, Robert Laffont Bouquins, 1994. Une vraie "légende", datée, géolocalisée et racontée par le fils du héros. Résumé :
Le soir du 18 décembre 1869, il y a un brouillard à couper au couteau. Le passeur, Olivier Marker, surnommé Saperlott est remonté chez lui, juste à côté de la chapelle Saint Christophe. Pendant le repas sa fille entend sonner comme un glas, puis la porte s'ouvre et dehors il n'y a personne sauf un grand chien et des cris. Le passeur suit le chien... Quand il revient, bien plus tard, il raconte qu'il a suivi le chien jusqu'à sa barque dans laquelle l'attendaient 12 marins en costumes de service. Ils ont appelé le chien "Korymbo" qui a sauté dans la barque.  Saperlott leur a demandé qui ils étaient. Ils ont répondu qu'ils étaient de la Gorgone et qu'ils voulaient traverser vers Paimpol. Le passeur les a trouvés bien mouillés et pas bien gais pour des permissionnaires. Pas un ne l'a aidé à la manoeuvre non plus, pourtant ce soir là les rames étaient bien plus lourdes que d'habitude. Mais le pire c'est qu'arrivés sur l'autre rive ils n'ont pas payé leur passage. Ils ont juste dit "Dieu te le rende" pendant que leur chien hurlait. Le passeur veut aller voir le commissaire de la marine dès le lendemain à Paimpol pour qu'on lui rende justice. Le lendemain, il confie la barque à ses fils, et part, furieux, à Paimpol. Il revient vite, il est décomposé. Il dit : "L'an prochain je ne serai plus le passeur. La Gorgone a sombré hier , corps et biens, dans les parages d'Ouessant et il y avait 12 Paimpolais dans l'équipage".

jeudi 27 novembre 2014

L'ogresse poilue, un conte italien où il y a un fleuve à traverser...

J'ai rencontré ce conte grace à Italo Calvino. C'est une version du petit chaperon rouge (AT 333) qui est tellement intéressante que nous sommes un certain nombre à la raconter (Jean Porcherot, Fabienne Morel et Debora Di Gilio, au moins !). A part le fait que l'héroïne s'en sorte toute seule, il y a dedans le motif de la traversée magique du fleuve et une ogresse peu bienveillante... Voici comment je  raconte les traversées du fleuve (en résumé).
... La grand mère habitait loin, alors la fille s'est préparé un petit goûter pour la route. Des gimblettes et un morceau de pain trempé dans de l'huile d'olive avec un peu de sel. Elle est partie, a marché et est arrivée devant le fleuve (qu'on appelle parfois le Jourdain). Il n'y avait pas de pont, ni de gué. Elle a dit, fleuve, fleuve, laisse moi passer ! Le fleuve a répondu : je ne laisse pas passer pour rien, que me donnes-tu ? La fille a pris les gimblettes et les a jetées dans le fleuve, elles ont flotté un moment puis coulé et le fleuve a écarté ses eaux pour la laisser passer, elle est passée sans se mouiller les pieds. Le pain trempé dans l'huile d'olive, elle l'a donné à la porte râteau pour qu'elle s'ouvre...
...Au retour de chez la grand mère (qui a été mangée par une ogresse poilue), poursuivie par l'ogresse, la porte, parce qu'elle a eu de l'huile, laisse passer la fille et l'ogresse qui est juste derrière.  Le fleuve écarte ses eaux pour la fille, malgré les menaces de l'ogresse, parce qu'elle lui a donné des gimblettes mais il se referme sur l'ogresse poilue et la noie...
Le Passage de la Mer rouge, ça ne vous dit rien ? Il va falloir que j'aille voir celui que Chagall à peint dans l'Eglise du Plateau d'Assy...
Cela fait penser aussi au conte  "Le sac d'argent" que raconte Bruno de la Salle d'après un conte du Nivernais. Il y a l'article sur ce blog daté de mai 2010... "Trois fleuves à traverser..." Y accéder par le libellé "de la salle" ou les archives car il semble que la fonction rechercher sur ce blog ne fonctionne plus... ?

mercredi 26 novembre 2014

Celtic boats de Mélaine Favennec

Vous connaissez peut-être le chanteur (à écouter sans modération), mais il peint aussi
Qu’est ce qu’il manque aux hommes, dès qu’ils ont trois pommes, dès qu’ils ont trois pommes de haut, il manque un bateau. Pour partir sur l’île, pour trouver l’idylle, une image à leur bonheur qui soit mieux qu’ailleurs … (l’île de Batz chanson extraite de  « Hey !Ho ! »)
Je peins, c’est ma part de silence entre les chansons. Mélaine Favennec
Il peint de barques, des barques vides et ça me fascine,
des barques qui nous attendent, des barques pour l'autre monde...
allez les voir sur son site, rubrique peinture

Le Colosse de Saint Christophe à Notre Dame de Paris
























 
C'est une gravure d'un vieux livre sur Notre Dame de Paris. J'avais entendu parler de ce colosse et déjà commis un article sur le sujet en 2008 ... Où il était dit que cette statue (installée vers 1413 à l'interieur de la Cathédrale) avait été détruite "par accident" à la fin du 18ième siècle. En fait elle aurait été condamnée par Le Chapître en 1784 parce qu'elle était considérée comme laide et  ne correspondant plus à ce qu'on souhaitait montrer. Allez voir aussi sur ce site dédié aux cimetières, la mention d'une église St Christophe en face de Notre Dame. Je ne sais si la gravure ci dessus (du 19ième) a valeur de preuve mais la taille du colosse est à rapprocher de celle du Saint Christophe encore debout à Saint Christophe sur le Nais
Victor Hugo situe les débuts dans la vie de Quasimodo, devant cette statue :
Il y avait seize ans à l’époque où se passe cette histoire que, par un beau matin de dimanche de la Quasimodo, une créature vivante avait été déposée après la messe dans l’église de Notre-Dame, sur le bois de lit scellé dans le parvis à main gauche, vis-à-vis ce grand image de saint Christophe que la figure sculptée en pierre de messire Antoine des Essarts, chevalier, regardait à genoux depuis 1413, lorsqu’on s’est avisé de jeter bas et le saint et le fidèle. C’est sur ce bois de lit qu’il était d’usage d’exposer les enfants trouvés à la charité publique. Les prenait là qui voulait. Devant le bois de lit était un bassin de cuivre pour les aumônes.
L’espèce d’être vivant qui gisait sur cette planche le matin de la Quasimodo, en l’an du Seigneur 1467, paraissait exciter à un haut degré la curiosité du groupe assez considérable qui s’était amassé autour du bois de lit. Le groupe était formé en grande partie de personnes du beau sexe. Ce n’étaient presque que des vieilles femmes.

mercredi 27 août 2014

Le Conquet (29) et Sant Kristof

Je n'ai pas encore été voir... mais il y a une page spécifique
http://recherches.historiques-leconquet.over-blog.com/article-27553756.html
D'accord, la présentation fait un peu désordre mais faute de mieux...
C'est dans "Le légendaire des chapelles du Léon" par Mikaël Madeg que j'en ai trouvé mention. La chapelle s'éclaire la nuit pour calmer les tempêtes et sauver les marins. Sa construction serait liée à la contre réforme et Michel de Noblet...

Maison de la duchesse Anne à Morlaix (29), saints protecteurs

Dans cette belle maison construite en 1530, maison dite "à lanterne" et "à pondalez",  spécialités architecturales de Morlaix, une colonne en chêne de 11 mètres de haut supporte un bel escalier.
Sur cette colonne sont sculptés les saints protecteurs de la maison. De bas en haut, Saint Roch, puis St Martin, St Christophe (invisible, je le concède) et tout en haut St Michel, bien sûr.



J'ai aussi appris dans cette maison la raison d'être des hommes velus, sauvages sculptés sur le devant de la maison, comme à Thiers : le sauvage a comme pendant le civilisé et entre les deux se situe le fou (avec sa marotte), tout cela de gauche à droite. Vus du 21ième siècle, lequel nous fait le plus envie ?






vendredi 1 août 2014

St Christophe le Jajolet 2014

De mon envoyé spécial dans l'Ouest, je reçois cette coupure de journal concernant le pèlerinage à St Christophe le Jajolet du 27 juillet 2014. En 2011 j'étais passée par là.






































C'est là que je découvre qu'une archi-confrérie à la primauté universelle... Un genre de monopole quoi. Ou comment essayer de centraliser le besoin de consolation. L'idée c'est quoi ? De contrôler les déviances ? D'avoir la main sur certains commerces (les cierges,les images, l'industrie automobile, les subventions...) ? L'archi-confrérie a un site qui ne me donne absolument pas envie d'assister à un de ces pèlerinages.

lundi 9 juin 2014

Les aboyeuses de Josselin ou la fureur caniculaire

Un article de Anastasia Ortenzio sur le  site Légende et Conte qui, s'il cite Le Réprouvé comme aboyeur, raconte bien d'autres choses encore, fort passionnantes.
http://legende-et-conte.com/les-aboyeuses-de-josselin-ou-la-fureur-caniculaire/

vendredi 30 mai 2014

Super Héros, les nouveaux saints, un dossier de La Vie




















La Vie, n°358729
Frappante l'image, mais de mon point de vue, dans ce dossier, l'hebdomadaire catholique, fort honorable au demeurant, passe un peu trop sous silence que les héros, les dieux des autres religions ont fortement inspiré les images des saints chrétiens... En ce qui nous concerne Anubis, Héracles, Cerbère, Hermes, Charon, par exemple...
Dans le dossier il y a d'autres images mises en parallèle : Jeanne d'Arc et Iron -Man, la Sainte Vierge et Wonderwoman, Saint Joseph de Cupertino (patron des aviateurs) et Superman....

La représentation du Réprouvé qu'ils ont choisie, je ne la connaissais pas. Ce qu'elle a d'impressionnant c'est la disproportion entre les saints. Celui de droite étant St Sébastien, je suppose... Qui pourrait m'en dire plus sur ce tableau ? De qui est-il ?

mardi 13 mai 2014

Passer le fleuve pour aller au Collège

Une jolie vidéo sans parole, où l'on voit des passeurs qui font encore tout avec la perche, de l'adresse et... du muscle. Et pas pour les touristes. C'est à St Louis du Sénégal. En juin 2012.

mardi 1 avril 2014

Aubervilliers(93) un saint patron secondaire

Impossible de le rater cette fois ci bien que je sois entrée dans l' Eglise Notre Dame des Vertus par hasard. Ce qui suit est tiré pour l'essentiel des infos à disposition des visiteurs. J'ai résumé et un peu commenté...
Vers 1300 la Chapelle St Christophe est errigée en église paroissiale.
En 1336, Aubervilliers fut le lieu du miracle de la pluie. Le 14 mai 1336, au cours d'une terrible sécheresse, une jeune fille vient parer de fleurs la statue de la sainte Vierge en priant Marie d'envoyer la pluie pour sauver les cultures. La statue se couvre de gouttes de sueur et le temps tourne à la pluie... Un pélerinage annuel débute aussitot, encouragé par l'Eglise avec visiteurs de marque et miracles : guérisons diverses et résurrection de deux enfants morts (ce serait donc une "vierge à répit" : ce qui veut dire que si l'enfant bouge un peu, on peut le baptiser pour qu'il aille rejoindre les anges au lieu de rester dans les limbes  ? c'était une grosse préoccupation des parents jusqu'à pas si longtemps...)
Notre Dame des Vertus devient la patronne principale de la paroisse en 1866 à la place de Saint Christophe et St Jacques (ajouté au 18ième siècle), désormais patrons secondaires.
Les vitraux dates de 1914-1920.
Il y a un autre St Christophe en statue à l'entrée de l'église, aux pieds duquel on peut acheter (2 euros) et allumer des bougies à son effigie. J'ai tenté la photo mais c'était vraiment très sombre. Ce qui veut dire tout de même qu'il est particulièrement sollicité...




















 Mais voici aussi le texte de la légende qui est distribué dans l'église. Je trouve que ça sent drôlement le catéchisme...

samedi 22 mars 2014

Deux tableaux attribués à Jan Wellens de Cock

Peintre flamand(1480-1527)
Sur le premier j'aime la maison dans l'arbre.
Sur le deuxième le chantier naval sur la droite et les montagnes derrière la ville.




vendredi 21 mars 2014

Bougie

En vente deux euros dans l'église de Boulay les Annonay, charmant bourg médiéval du Nord de l'Ardèche.


Printemps à Lorient

De notre envoyé spécial... La chapelle St Christophe, au dessus du Scorff, surfe sur les jonquilles.


mardi 11 février 2014

Siddharta, le passeur dans le roman de Hermann Hesse

Merci à Alain Gourhant et ses histoires de barques,  de m'avoir prémaché le boulot :

Dans la 3e partie du célèbre livre de Hermann Hesse "Siddhartha", celui-ci, après une vie mouvementée consacrée d'abord à l'ascèse puis aux désirs et aux désillusions du monde, s'en retourne se retirer auprès d'un passeur et de sa barque, le long du grand fleuve, pour tenter enfin de réaliser la Sagesse. Hermann Hesse renoue avec la mythologie du Passeur qui, sur sa barque, grâce à sa sagesse, permet de conduire les âmes égarées sur l'autre Rive.
Siddhartha resta auprès du passeur et apprit à se servir lui aussi de la barque. Quand il n'était pas occupé à passer, il travaillait dans une rizière avec Vasudeva, ramassait du bois et cueillait des bananes. Il sut bientôt fabriquer des rames, réparer la barque, tresser les corbeilles et s'intéressait vivement à tout ce que son compagnon lui enseignait. Mais si Vasudeva pouvait lui enseigner beaucoup de choses, le fleuve lui en enseignait davantage et cet enseignement durait sans interruption. La première chose qu'il apprit ce fut à écouter, à écouter d'un coeur tranquille, l'âme ouverte et attentive, sans passion, sans désir, sans jugement, sans opinion. Il vivait aux côtés de Vasudeva dans la plus étroite amitié et si parfois ils échangeaient quelques propos, ce n'était que pour se dire des choses brèves et mûrement réflèchies. Vasudeva n'aimait pas les longs discours et Siddhartha arrivait rarement à le faire parler. Un jour, il lui posa cette question : "Est-ce que le fleuve t'a aussi initié à ce mystère : que le temps n'existe pas ?
- Oui, Siddhartha, lui répondit-il. Tu veux dire sans doute que le fleuve est partout simultanément : à sa source et à son embouchure, à la cataracte, au bac, au rapide, dans la mer, à la montagne : partout en même temps, et qu'il n'y a pas pour lui la moindre parcelle de passé ou la plus petite idée d'avenir, mais seulement le présent.
- C'est cela dit Siddhartha. Et quand j'eus appris cela, je jetai un coup d'oeil sur ma vie, et elle m'apparut aussi comme un fleuve, et je vis que Siddhartha petit garçon n'était séparé de Siddhartha homme et de Siddharta vieillard par rien de réel, mais seulement par des ombres.
Hermann Hesse "Siddhartha"  Le Livre de Poche

samedi 18 janvier 2014

Un euro, image avec prière

Peut-être certains en sont ils consolés ? Je n'ai pas regardé la prière... C'était dans l'Eglise Sainte Marie Madeleine (quelle histoire que celle ci) à St Maximin la Sainte Baume.

dimanche 10 novembre 2013

Esprit des lieux, un article sur le blog de Véro Béné

Allez y vous promener avec Véro Béné, cette rêveuse, promeneuse, aquarelliste, blogueuse du bord de l'Allier.  Ses paysages, ses passeurs chimériques me font toujours rêver : un jour j'irai les voir.  
J'avais déjà publié deux de ses dessins avec sa permission : le Cheval Drac et Traversée de l'Allier en crue.
... Dans l'article d'octobre 2013 elle reprend la Traversée de l'Allier en crue avec d'autres couleurs. J'aime bien !

dimanche 20 octobre 2013

Statue fatiguée au Mont St Michel

La statue était dans un jardin, fatiguée mais reconnaissable...



Lorient, sa chapelle et son photographe, dessinateur

Deux images que m'a confiées Daniel Faurie, notre correspondant sur place . Je le remercie pour sa confiance et son amitié... Le dessin est de 1977 : dans ce temps là le clocher était en bois ! La photo est de cet automne 2013. On y voit le Pont St Christophe, la chapelle, le Scorff. Pour en savoir plus sur cette chapelle, rechercher "lorient" ou "daniel faurie"



vendredi 12 juillet 2013

Cynocéphale de Macédoine, suite

Ci dessous un complément du message précédent explicitant un peu plus le contexte...
Bien sûr photo et texte sont de Anastasia. Merci à elle d'avoir fouillé dans ses archives !
C'est aussi le premier St Christophe que je vois avec un arc et des flèches ?
De mon côté j'ai cherché sur internet et j'ai trouvé un reportage sur un pèlerinage récent au Manastir Sveta Bgorodica Precista de Kicevo où l'on peut voir cette fresque...

Pour info, afin que tu la voie dans le contexte, voici une partie de l'ensemble de la fresque. Ce sont des saints alignés En faisant face à l'iconostase cet ensemble se trouve a gauche alors qu'à droite il y a une représentation des saints inventeurs de l'alphabet cyrillique. Ce côté gauche est considéré comme païen ("c'est les méchants..., ils ne sont pas bien, c'est une autre religion"...) De ce même côté se trouve un trou de fertilité par où les femmes passent horizontalement , il y a aussi la ceinture de fertilité qu'une vieille femme vous passe verticalement et... la source avec des brocs le tout dans l'église même. (je ne te dis pas la bousculade de rites et croyances qui se mêlent...) J'ai assisté à la fête de Ste Precista : c'est un délire : j'ai adoré, et j'ai suivi tous les rituels de fertilité, de bonheur, de baignade, de ceinture, de passage dans le trou... bon, mais ça, on le faisait tout le temps avec C. Gaignebet ahah! Anastasia Ortenzio

mercredi 10 juillet 2013

St Christophe cynocéphale photographié en Macédoine

Anastasia Ortenzio, conteuse m'a envoyé une représentation du Réprouvé que je n'avais jamais vue (une tête de chien et portant l'enfant...)avec le petit commentaire ci dessous. Merci !
Promesse tenue! Voici le St Christophe cynocéphale photographié en Macédoine (Kicevo) détail d'un ensemble de personnages dans une fresque d'église dédiée à la Vierge. Ce saint à tête de chien rappelle Anubis, divinité egyptienne. Anubis est un passeur, comme St Christophe : il conduit les âmes dans l'autre côté du Monde. Le thème de St Christophe est à rapprocher du conte "Le Roitelet".
Il reste à trouver ce conte du Roitelet : la suite surement très bientôt !

 

samedi 22 juin 2013

La route, le Bugey, le monde : une exposition temporaire (01)



 C'est à voir au Musée du Bugey Valromey, dans l'Ain. Un doux pays clafi de rivières secrètes cachées sous les arbres... Une jolie exposition où l'on croisera un St Christophe... même s'il n'y a plus de St Christophe dans ce coin là, il y avait un oratoire à St Rambert... et à St Sorlin en Bugey il y a toujours une belle fresque au dessus du Rhône. Il y a quand même un pont du diable près d'Artemare, où un moine et sa mule chargée de vin arrivent à franchir l'abîme, au lieu dit "La dangereuse", de façon plus leste que le Diable. C'est bien parce que c'est Suzanne qui le raconte qu'on croit à ce genre de miracle ! La statue du Réprouvé ci dessous appartient à la Conservation Départementale de l'Ain

La chapelle St Christophe de Lorient


















Une photo de mai 2013, de notre correspondant local, Daniel Faurie qui nous donne des nouvelles fraiches de ce bord du Scorff qu'il aime tant...
De plus en plus de monde va voir la chapelle, nous avons inauguré à ses pieds un bien beau cheminement paysagé sur les rives du SCORFF, juste retour vers le fleuve délaissé et que j'ai modestement contribué a faire connaitre. Pour sûr il faut batailler, et comme la forme est revenue, c'est un plaisir de voir évoluer les choses, AVEC DES GENS DU PATRIMOINE, DES ARCHIVES, ET MEDIATHEQUE, qui vont sur votre blog.
St Christophe est souvent au croisement des routes d'eau et de terre (c'est pas de moi...) Pour en savoir plus sur cette chapelle et son pélerinage cliquez sur le libellé lorient ou tapez le mot dans le moteur de recherche.

dimanche 31 mars 2013

Cadran solaire au Cap d'Antibes

Trouvé sur le site de Michel Lalos, consacré aux cadrans solaires. Je publie la photo avec son autorisation, merci ! Regardez la devise inscrite sur le cadran...

 

mercredi 27 février 2013

St Christophe sur le Nais (37)

J'ai découvert  un site assez exhaustif construit autour de cette commune. L'auteur, Lionel Royer, y a recensé et visité la plupart des communes de France qui comportent le mot St Christophe : 44. Cela m'a amusé et je lui ai demandé de me faire un petit article, ce qu'il a fait par retour de mail, voir ci dessous. Pour les compléments, et il y en a  en abondance sur son site, notamment une fresque du 13ième ou 14ième siècle, représentant Christophe avec un coq, l'historique des pèlerinages et bien sûr des comptes rendus de visites dans les autres communes...

L’église de Saint-Christophe-sur-le-Nais (37) est dédié au patron des voyageurs: saint Christophe. De fait, l’intérieur est orné de très nombreuses représentations de ce saint, sous des formes extrêmement variées : statues, vitraux, peinture murale. C’est donc la dédicace de l’église qui est à l’origine du nom de la paroisse, puis ensuite de la commune. Le collatéral nord de l’église abrite, face à l’entrée, une monumentale statue du saint mesurant plus de 4 m de haut. Celle-ci aurait été élevée par un maçon de Neuvy-le-Roi, du nom de Roquantin, dans la seconde moitié du 18ième siècle, ne porte pas, contrairement à l’habitude et à l’étymologie de Christophe, l’Enfant Jésus sur ses épaules. Une tradition locale ayant subsisté jusqu’à peu voulait que les jeunes filles désirant se marier dans l’année devaient lui planter une épingle dans le genou tout en l’implorant. Cette tradition a laissé de nombreuses traces dans le plâtre qui recouvre la statue, sans que l’on puisse établir de statistiques sur la réussite des vœux !
21ième siècle
Carte postale du début du 20ième siècle

lundi 25 février 2013

St Christophe sur Dolaison (43)

Sur le chemin de St Jacques de Compostelle, c'est peut-être le premier St Christophe que l'on rencontre quand on part du Puy en Velay...
J'y arrive (en voiture) par temps de neige. 5 ou 6° en dessous de 0 et le vent ! Le village est à  914 m d'altitude. L'église serait du 12ième siècle, en tout cas je la trouve belle dans sa robe de pierres ocre, rouges, brunes, oranger. Il y une statue et un vitrail dedans. Au pied du saint des offrandes : une rose artificielle et un caillou. Dehors la signalisation touristico-pèlerine... Un joli endroit dont j'ai pu profiter dans une grande et fraîche solitude !  La Dolaison, c'est la rivière, que je n'ai qu'aperçue, mais c'est aussi le nom du village (hameau ?) en dessous.















dimanche 17 février 2013

Précieuse et le vent, Federico Garcia Lorca

Un personnage un peu différent du porteur d'enfant que ce Christophe là... Mais le poète avait sûrement ses raisons et une meilleure connaissance des légendes des saints, que moi. Précieuse est l'héroïne d'un petit roman (La petite Gitane) du grand Cervantes.
...
De sa lune en parchemin
Précieuse vient jouer.
A sa vue le vent se lève,
lui qui jamais ne sommeille.
Gros saint Christophe tout nu
et plein de langues célestes,
il la regarde en jouant
d'une douce flûte absente.
...
Le vent mâle la poursuit
 avec une épée brûlante.
... Précieuse court vite, vite,
le vent vert va t'attraper !
Note du traducteur, André Belamich "... nombreuses légendes qui le montrent  sous la forme d'un géant en quête d'un maître plus fort que lui, ou bien affublé d'une tête de loup et conduisant les âmes dans l'au-delà, ou encore en marieur... "
Lire l'intégralité du texte dans "Romencero gitan", Federico Garcia Lorca, Foliot Gallimard 2011, 2 euros.
Dans la même collection on peut lire "La petite Gitane".

vendredi 25 janvier 2013

Le géant Orion, aveugle et guidé par un enfant...

Comme de bien entendu, la version  "critique" ci dessous est celle qui m'arrange, piochée de wikipedia (remarquable en l'occurence) à "Les mythes grecs", tome 1 de Robert Graves... Et arrangée à ma sauce, mais pas tant que ça !
C'est l'histoire d'un vieux paysan de Béotie, éleveur d'abeilles ou roi, les avis divergent, qui un jour reçoit chez lui Zeus, Poseidon et Hermes. Il tue un boeuf en leur honneur. Avant de partir les dieux lui demandent ce qu'il veut en récompense. L'homme qui est veuf et n'a jamais eu d'enfant dit que tout ce qu'il souhaite c'est d'avoir un enfant même sans femme... Les dieux lui disent d'enterrer la peau du boeuf dans la tombe de sa femme et de pisser dessus. C'est ce qu'il fait et 9 mois plus tard sort de terre un beau garçon. Du genre costaud, et beau, aussi. Tellement grand qu'à l'âge adulte, il peut marcher au fond de la mer avec les épaules qui dépassent de l'eau. Et c'est comme ça qu'il va d'île en île jusqu'à l'île de Chios où il tombe amoureux de Méropé, la fille du roi. Le roi lui demande pour avoir la main de sa fille de débarasser le royaume des fauves qui l'infestent. Orion, qui est un fier chasseur s'acquitte de cette tâche impossible. Malgré cela, le roi ne veut pas lui donner sa fille... Alors Orion dévaste son palais, les soldats arrivent à le ligoter, le roi lui fait arracher les yeux et abandonner sur la plage. Orion entre dans l'eau et se dirige à l'oreille vers Lemnos, l'île sous laquelle Hephaestos a ses forges. Là on dit qu'Hephaestos lui offre comme guide l'enfant Cédalon, afin qu'il puisse aller vers l'Est à la rencontre du soleil qui lui rendra la vue...
Orion c'est ma constellation d'hiver préférée depuis que j'ai lu Giono (Un de Baumugne) dans les années 70,  mais voyez vous, son histoire m'avait échappé !
L'image du géant aveugle qui marche au fond de la mer avec sur ses épaules qui dépassent de l'eau un enfant qui le guide vers le soleil, c'est aussi une belle image du Réprouvé, ne trouvez vous pas ?

Nicolas Poussin, au 16ième siècle a peint le géant aveugle guidé par l'enfant...

image wikip




mercredi 26 décembre 2012

Pieter Huys, une vision fantastique de St Christophe

On disait maniériste... Bien sûr ça rappelle un peu Jérôme Bosch en pire. Le saint a un poisson dans la main... Je crois que c'était ou c'est dans une expo à Lille sur les peintres flamands. Qui en sait plus ? Qui prie sur la gauche ?



mardi 27 novembre 2012

Pardon 2012 à Lorient

Et je m'aperçois que je n'ai pas fait écho au joli texte et aux quelques photos que m'a envoyées Daniel Faurie en mai 2012...
Voici donc un extrait de son texte et deux photos de notre envoyé spécial ! Le pardon de St Christophe a lieu le 1er dimanche de mai, soit le 6 mai en 2012.

Cette année, le temps veut bien faire l’effort d’être clément, le jardin qui jouxte la chapelle est dans sa luxuriance, le gros chien noir gardien des lieux me dissuade de grimper sur le mur pour un cliché fleurit
....
On entend la cloche sonner, dans la ruelle de ce petit village hors du temps, remonte la procession. Une nuée de photographes, on finit par se gêner ( avant j’étais bien seul, signe que ce pardon reprend de la notoriété). Pour sur, on est bien loin des 40 000 pèlerins qui honoraient le Saint. D’abord un enfant de chœur qui porte la Croix, puis l'évêque de Vannes, les Prêtres de la paroisse et invités, et notre Saint Christophe fêté ce jour, supporté par deux noirs et deux blancs, préposés au portage de la statue. Juste derrière viennent les fidèles adultes dans leur costume traditionnel du pays de Lorient et de bien jolies fillettes arborant des jupes brodées d’une  belle finesse. Un rayon de soleil perce les nuages, et arrose une foule qui s’étoffe d’année en année, si bien que la fin du cortège se  fait rattraper par le début, car les fidèles font le tour de l’édifice. À l’arrière de la chapelle en contre bas le fleuve Scorff coule, plus tôt il stagne car c’est marée basse, il semble interpeller notre Saint pour une dominicale traversée.  Pourquoi la procession ne ferait-elle pas une traversée symbolique du Scorff, et qui plus serait sur le pont Saint Christophe ? La cloche Marie Perrine sonne à toute volée. La petite chapelle, après les trois tours traditionnels, aura bien du mal à absorber tout ce monde, les enfants pourront passer une année de croissance, le Saint les protège du rachitisme, et leur donne force et santé. J’ai regardé une fois encore Saint Christophe et je suis parti rassuré. Daniel Faurie, le 6 mai 2012


     

Lorient, une gravure anonyme

et non datée... Un cadeau de mon correspondant sur place, Daniel Faurie. Il s'agit de la chapelle St Christophe et de l'ancienne passerelle sur le Scorff.

lundi 24 septembre 2012

L'homme des bois à Thiers (63)
















Quel rapport avec St Christophe ? Le bâton de passeur, la stature, le côté sauvage, la tête de ce qui me semble être un enfant au bout du bâton, son regard ? Rien de scientifique dans tout ça. Il semblerait que personne ne sache trop qui est représenté là mais il me semble reconnaître sur la gauche un petit St Jacques, en tout cas un pèlerin à la coquille. C'est dans la rue des couteliers à Thiers, que j'ai fait la photo, une rue médiévale qui descend jusqu'à la rivière Durolle, le long de laquelle s'échelonnent quantité de petites chutes d'eau dont l'une est appelée "Le creux de l'enfer". Sur l'usine désaffectée au dessus il est écrit L'Enfer... D'ancienne coutellerie elle est devenue un Centre d'Art Contemporain, Le Creux de l'Enfer, que je n'ai malheureusement pas eu le temps de visiter... Allez voir la présentation sur leur site, ça vaut le jus !